Dans une communication officielle, rendue publique jeudi, l’Union Nationale (proche du pouvoir), a condamné les propos injurieux et diffamatoires visant le président de la République et sa famille sur les réseaux sociaux. Le parti dirigé par l’ancienne ministre et ancienne Présidente du Sénat de la Transition, Paulette Missambo, appelle à mettre fin aux attaques personnelles et exhorte la classe politique, les leaders d’opinion et les acteurs du numérique à recentrer le débat sur les préoccupations des gabonais.

L’Union Nationale dit avoir pris connaissance « avec une profonde consternation » des propos tenus ces derniers jours sur les réseaux sociaux contre le chef de l’État et ses proches. Pour le parti, les désaccords politiques ne peuvent justifier les attaques contre les membres des familles des responsables publics.
« La vie publique ne saurait s’accommoder d’invectives ni d’atteintes à l’honneur et à la dignité des personnes », rappelle l’Union Nationale. Elle estime que les enfants, conjoints et autres proches des personnalités publiques doivent rester en dehors des controverses politiques.
L’Union Nationale appelle également à revoir la manière dont se mène le débat public au Gabon. Elle reconnaît aux réseaux sociaux leur rôle dans l’expression, l’information et la mobilisation, mais estime que l’activisme numérique ne peut se substituer au débat politique et à ses exigences.
Le parti souhaite ainsi voir les discussions nationales davantage orientées vers les difficultés auxquelles sont confrontées les populations. L’emploi, le pouvoir d’achat, la santé, l’accès à l’eau et à l’électricité, la scolarisation, ainsi que l’amélioration des équipements hospitaliers sont au nombre des priorités citées.
Pour Paulette Missambo et ses compagnons, critiquer l’action publique reste nécessaire dans une démocratie. « Le Gabon mérite un débat public à la mesure de ses ambitions », soutient le parti, qui appelle à privilégier une contradiction capable d’éclairer l’opinion et de faire avancer le pays plutôt que les polémiques personnelles.
L’Union Nationale invite les responsables politiques, les leaders d’opinion et les animateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité. Elle demande également aux autorités compétentes de veiller à ce que les débordements ne se banalisent pas ; tout en respectant les libertés publiques et le droit.
Alph ’-Whilem Eslie et Stone Ferrari Mikala
