Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema s’est rendu mercredi à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire, où il a rendu hommage à la mémoire de Félix Houphouët-Boigny, dans le cadre d’une visite d’Etat en marge des célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance ivoirienne.
Accompagné de la première dame Zita Oligui Nguema et d’une délégation gabonaise, le chef de l’Etat a été accueilli par le ministre gouverneur du district autonome de Yamoussoukro, ainsi que par des autorités administratives, politiques et traditionnelles locales.
Le président gabonais s’est d’abord recueilli au mausolée du premier président ivoirien, avant d’être reçu par la chefferie traditionnelle de la ville. Il a salué l’héritage politique de celui qu’il a qualifié de « Père de la Nation » ivoirienne et figure du panafricanisme, dont l’action en faveur de la paix et du dialogue continue, selon lui, d’inspirer les dirigeants africains.
A cette occasion, M. Oligui Nguema a évoqué les « relations historiques » entre Libreville et Abidjan et remercié son homologue Alassane Ouattara pour son invitation aux célébrations de l’indépendance. Il a indiqué que le Gabon y participerait avec des officiers généraux formés en Côte d’Ivoire ainsi qu’une délégation représentant les peuples autochtones gabonais.
Le président gabonais a ensuite déposé une gerbe de fleurs au caveau de Félix Houphouët-Boigny, avant d’observer un moment de recueillement aux côtés de la première dame. Le couple présidentiel a également visité les appartements et le bureau de l’ancien chef de l’Etat ivoirien, un bâtisseur qui a donné à la Côte d’Ivoire ses lettres de noblesse.
La délégation s’est rendue par la suite à la basilique Notre-Dame-de-la-Paix, édifice religieux construit entre 1986 et 1989 et considéré comme l’un des plus grands du monde. Au terme d’une visite guidée, le président gabonais a inscrit dans le livre d’or de l’édifice un message appelant à ce que « nos peuples demeurent unis dans la fraternité, le dialogue et la solidarité, au service d’une Afrique forte et prospère« .
Cette étape à Yamoussoukro s’inscrit dans la volonté affichée par Libreville de valoriser le devoir de mémoire envers les figures historiques du continent et de promouvoir une diplomatie fondée sur le dialogue et la solidarité africaine.
Marie Dorothée
