Une quinzaine de chercheurs, doctorants, représentants d’institutions françaises et gabonaises ainsi que de partenaires techniques se sont réunis à l’Arboretum Raponda Walker de Libreville pour une matinée d’échanges consacrée aux forêts tropicales du Bassin du Congo.
Organisée à l’initiative de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’initiative One Forest Vision, cette rencontre s’est déroulée sous la forme d’un « Walk & Talk », alternant quinze minutes de marche et dix minutes de présentation. Les participants ont parcouru une boucle de cinq kilomètres à travers l’Arboretum Raponda Walker, échangeant directement sur le terrain autour de leurs missions et projets liés à la recherche, à la conservation et à la coopération internationale.
L’objectif de cette matinée était de favoriser des échanges spontanés entre scientifiques, institutions publiques, bailleurs, gestionnaires d’aires protégées et acteurs de la société civile, afin de créer des liens durables et de faire émerger de nouvelles opportunités de collaboration au service des forêts tropicales du Bassin du Congo. La rencontre a également permis de mettre en lumière la « Salle de classe dans les arbres », un espace de 100 m² perché à 14 mètres de hauteur, porté par l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), inauguré en 2021.

Cette structure, construite entièrement en padouk, constitue un outil innovant d’éducation à l’environnement destiné à sensibiliser les scolaires, les étudiants et le grand public à la richesse des écosystèmes forestiers gabonais. Parmi les participants figuraient notamment Mme Issembé, conservatrice de l’Arboretum Raponda Walker, Yves Mercier, conseiller de coopération et d’action culturelle, Eva Desthieux, conseillère Environnement de l’Ambassade de France au Gabon, Odile Ouwe Missi-Oukem, représentante régionale de l’IRD, ainsi que plusieurs chercheurs, doctorants et représentants d’organisations de conservation.
Le « Walk & Talk » de l’Arboretum Raponda Walker s’inscrit dans une dynamique de coopération scientifique et diplomatique autour de la préservation des forêts du Bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l’Amazonie. Cette première édition, jugée prometteuse par les organisateurs, a permis de renforcer les liens entre les acteurs de la recherche, de la coopération internationale, des institutions publiques et des organisations de conservation, avec la perspective de renouveler rapidement cette initiative.
Nkili Akieme
