Quelques jours après avoir interdit la commercialisation de plusieurs produits alimentaires artisanaux jugés non conformes aux exigences sanitaires, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) vient de dévoiler un dispositif destiné à accompagner les producteurs vers une régularisation de leurs activités.
Dans un document publié sur leur plateforme Facebook, l’organisme présente les « lignes directrices indicatives du processus de mise aux normes sanitaires des producteurs alimentaires artisanaux de bissap, lait caillé, glaces et autres ». Une feuille de route qui détaille les différentes conditions à remplir avant toute reprise officielle des activités.Dans son nouveau document, l’AGASA décrit un processus progressif de régularisation articulé autour de sept étapes principales.
La première consiste pour les producteurs à s’enregistrer auprès des bureaux provinciaux de l’AGASA afin d’être officiellement identifiés et accompagnés. Les opérateurs devront ensuite trouver et aménager un local spécialement dédié à leur activité, conformément aux recommandations sanitaires de l’agence.
L’AGASA exige également l’équipement des unités de production avec du matériel adapté à la fabrication, à la conservation et à la distribution des produits alimentaires. Autre exigence majeure : l’élaboration de protocoles de production détaillant les ingrédients utilisés, les dosages, les méthodes de fabrication ainsi que les conditions de conservation des produits.
Une fois ces prérequis remplis, les services compétents de l’AGASA procéderont à un audit sanitaire des installations afin d’évaluer leur conformité. Des prélèvements d’échantillons seront ensuite réalisés pour des analyses au laboratoire de l’agence. La dernière étape correspondra à la délivrance d’un agrément sanitaire autorisant officiellement la reprise ou le lancement des activités.
Une fois ces prérequis remplis, les services compétents de l’AGASA procéderont à un audit sanitaire des installations afin d’évaluer leur conformité. Des prélèvements d’échantillons seront ensuite réalisés pour des analyses au laboratoire de l’agence.
La dernière étape correspondra à la délivrance d’un agrément sanitaire autorisant officiellement la reprise ou le lancement des activités. L’agence insiste notamment sur la nécessité de protéger les consommateurs contre les risques de contamination alimentaire et les maladies pouvant résulter de mauvaises pratiques de fabrication ou de conservation.
« La durée du parcours dépend de la capacité de chaque opérateur à remplir les conditions énumérées », précise toutefois le document, laissant entendre que le retour à la normale pourrait varier d’un producteur à un autre.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des actions engagées ces derniers mois par l’AGASA pour imposer des standards plus stricts dans le domaine alimentaire au Gabon. Après les contrôles sur l’eau en sachet et certains produits transformés, l’agence semble désormais déterminée à étendre la normalisation à l’ensemble des activités alimentaires artisanales.
Tryphene Lembah
