Le Président de la Ligue provinciale de boxe du Woleu-Ntem (LBWN), Sylvestre Essono Messa, a officiellement lancé le week-end dernier à Oyem (nord), le coup d’envoi de la saison pugilistique de la Ligue provinciale du septentrion. La cérémonie a été marquée par la remise la remise de matériels d’entraînement et de compétition, don de la Fédération gabonaise de boxe (FEGABOXE), avec le soutien de Maître TAI, Lieutenant-Colonel de la Garde républicaine (GR). On y a relevé la présence des responsables des clubs affiliés à la ligue, venus notamment de Bitam, Mitzic, Minvoul et Medouneu ; ainsi que de représentants d’autres disciplines d’arts martiaux de la province, tels que le taekwondo, le kickboxing et le full-contact.
La LBWN a reçu à l’occasion huit sacs de frappe, plusieurs paires de gants, des protège-dents, des cordes à sauter et divers accessoires essentiels à la pratique de la discipline. La ligue du « G9 », a également reçu un nouveau ring destiné à relancer les activités compétitives dans la province.

« Dans la province du Woleu-Ntem, la boxe peut fonctionner parce qu’il y a des bonnes volontés. Malheureusement, les moyens ne suivent pas »,, a déclaré le Président de la LBWN, Sylvestre Essono Messa.
Il a dans le même temps regretté les tensions et les « combats d’ego » observés au niveau de l’instance faîtière de la boxe nationale ; tout en réaffirmant la position de sa ligue : « Nous ne rentrons pas dans ce type de combat. Nous faisons la boxe pour le Gabon », a-t-il expliqué.
Déterminé à redynamiser la discipline dans les cinq chefs-lieux des départements du septentrion Oyem, Bitam, Mitzic, Minvoul et Medouneu, le Président a insisté sur la nécessité de vulgariser le noble art à travers toute la province.
Il a toutefois souligné un obstacle majeur : le manque cruel d’encadreurs et d’entraîneurs qualifiés. « La boxe n’est pas comme les autres arts martiaux. Il faut des gens qui s’y connaissent, pour éviter des accidents », a-t-il rappelé.
Pour pallier ce déficit, Sylvestre Essono Messa s’est particulièrement tourné vers les casernes des Forces de défense et de sécurité (FDS), qui comptent de nombreux anciens et actuels boxeurs. Son appel vise à mobiliser ces compétences internes pour structurer et sécuriser la pratique dans la région.
Ce lancement de la saison sportive de boxe, porté par des dons concrets et une volonté affichée de développement, marque un espoir de renouveau pour le noble art dans le Woleu-Ntem. Reste à transformer ces engagements en résultats tangibles sur le terrain.
Elliott Ana Merveille et Darène Mabelle Ayingone
