Vie chère : Baisse des prix de certains produits de consommation courante

Le gouvernement gabonais a, par le biais d’une communication officielle du ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, annoncé la suspension provisoire des droits et taxes sur plusieurs produits de grande consommation. Cette mesure est destinée à soulager le pouvoir d’achat des ménages face à la hausse persistante des prix des produits de première nécessité et des ‘’coups de gueule’’ incessants des populations sur les réseaux sociaux, interpellant directement les autorités sur la nécessité de mesures urgentes contre la vie chère.

Cette décision prévoit, pour une durée de six mois, la suspension des droits et taxes à l’importation, de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ainsi que de la redevance de scanning sur plusieurs produits essentiels. La mesure concerne notamment les viandes, volailles, poissons, produits laitiers, conserves, riz, pâtes alimentaires, huiles et sucre. Certains matériaux de construction, dont le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable, sont également concernés.

À travers cette décision, les autorités entendent réduire les coûts d’approvisionnement afin de favoriser une baisse effective des prix sur les marchés. Les importateurs, grossistes et détaillants sont ainsi appelés à répercuter cette suspension fiscale sur les prix finaux, tandis que des contrôles seront effectués par les services compétents pour en assurer l’application. Un numéro vert devrait également être mis à la disposition des consommateurs pour signaler d’éventuels abus, précise le communiqué.

Cette décision intervient dans un contexte marqué, depuis plusieurs mois, par une hausse continue des prix des produits de première nécessité, rendant le quotidien de nombreux ménages de plus en plus difficile au Gabon.

Entre l’augmentation du coût des denrées alimentaires, des produits importés et de certains matériaux de construction, le pouvoir d’achat des populations s’est progressivement érodé, alimentant inquiétudes et frustrations.

Dans les marchés de Libreville comme à l’intérieur du pays, consommateurs et commerçants ont régulièrement dénoncé la cherté du riz, de l’huile, du sucre ou encore des produits carnés, obligeant certaines familles à revoir leurs habitudes de consommation. Plusieurs reportages diffusés ces derniers mois ont mis en lumière ces difficultés, traduisant une situation sociale devenue préoccupante.

La suspension temporaire des droits et taxes apparaît ainsi comme une réponse aux attentes exprimées par une partie de l’opinion, même si certains observateurs restent attentifs à son impact réel sur les prix pratiqués sur le terrain. Reste désormais à observer si cette mesure produira, dans les prochaines semaines, les effets attendus sur les marchés et dans le panier de la ménagère.

Féeodora Madiba et Tryphène Lembah

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