À Libreville, dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 janvier 2026, Marcel Libama et Simon Ndong-Edzo, deux responsables syndicaux du secteur de l’éducation, ont été reconduits à la Direction générale des recherches (DGR) après leur comparution devant le tribunal de première instance. L’information a été rendue publique par la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED), qui appelle à une mobilisation en soutien aux deux leaders interpellés.
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, le président par intérim de la CONASYSED, Jules Bibang, a indiqué que les deux syndicalistes avaient été entendus par un juge avant d’être ramenés à la DGR pour la poursuite de l’enquête.
« Nous informons la communauté syndicale gabonaise que nous sortons à l’instant même du tribunal. Nos camarades Marcel Libama et Simon Ndong-Edzo ont été ramenés à la DGR pour, sans doute, un approfondissement de l’enquête », a-t-il déclaré. Il a précisé que les intéressés devraient de nouveau se présenter devant la juridiction compétente vendredi prochain.
La centrale syndicale conteste les accusations de trouble à l’ordre public retenues contre ses responsables. Selon Jules Bibang, les faits reprochés ne reposent sur aucun acte répréhensible. « L’assemblée générale des enseignants s’est tenue sur un terrain de basket et non sur la voie publique », a-t-il affirmé, estimant que les activités menées relevaient d’un cadre interne au mouvement syndical.
Dans ce contexte, la CONASYSED appelle les enseignants et les organisations syndicales à rester mobilisés, estimant que ces interpellations sont liées au soutien apporté au mouvement de grève en cours dans le secteur éducatif.
Cette affaire intervient dans un climat de tensions persistantes entre les syndicats de l’éducation et les autorités, alors que la grève se poursuit dans plusieurs établissements du pays.
Pour rappel, Marcel Libama a été interpellé le lundi 19 janvier, suivi le lendemain par Simon Ndong-Edzo, arrêté par la DGR. Les deux syndicalistes sont poursuivis pour trouble à l’ordre public, dans un contexte de bras de fer entre le gouvernement et les partenaires sociaux du secteur éducatif.
Darene Mabelle Ayingone
