Revendications des enseignants en grève : 3 000 situations administratives en voie de régularisation

La grève entamée par les enseignants il y a quelques jours semble porter les fruits. La Commission tripartite interministérielle (Ministères de l’Education nationale, Budget et la fonction publique) a engagé un processus visant la régularisation de 3 000 situations administratives restées en souffrance depuis plusieurs années.

Cette décision, prise sous la coordination du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault marque une étape importante dans la recherche de solutions concrètes aux difficultés rencontrées par les personnels du secteur éducatif. Depuis plusieurs années, des enseignants et agents administratifs exercent sans statut clairement établi. Dossiers incomplets, intégrations non finalisées ou carrières bloquées ont alimenté un profond malaise.

La régularisation annoncée répond à une des revendications pressantes des enseignants.  Elle vise à rétablir l’équité entre les agents, tout en assainissant la gestion administrative du ministère. Les bases de ce travail ont été posées lors d’une séance tenue le dimanche 11 janvier dernier. La rencontre a permis de classer les priorités et de mieux organiser les dossiers à traiter.

L’objectif reste de garantir un traitement ordonné, transparent et conforme aux textes en vigueur. Au-delà de la régularisation administrative, la commission a aussi prévu l’octroi de 300 premiers postes budgétaires. Ces postes concernent notamment les sortants d’écoles de formation, les professeurs de sciences et les enseignants bénévoles. Cette mesure apporte des réponses concrètes à une partie des attentes exprimées par les acteurs du secteur.

Les partenaires sociaux, des représentants des enseignants et des organisations engagées dans l’éducation ont pris part aux échanges. Leur participation a permis de faire remonter les réalités du terrain et de renforcer le dialogue autour des décisions annoncées.

La Commission tripartite interministérielle, placée sous la haute présidence du Vice-Président du Gouvernement, poursuit ses travaux ce 13 janvier 2026. Elle devra permettre de poursuivre l’examen des dossiers, d’affiner les décisions prises et de poser les bases d’un suivi régulier afin d’assurer la mise en œuvre effective des engagements annoncés.

Antoine Relaxe

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