Les habitants du quartier Beau Séjour–Okinda, par la Cité des médecins, expriment un profond soulagement après la réhabilitation complète de la bretelle principale qui traverse leur quartier, jusqu’à la sortie par Mindoubé 2 et 3, longtemps laissée dans les oubliettes. Lesdits travaux d’aménagement de cette route en béton, pilotés pendant la transition par l’ancien Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) et réalisés par l’entreprise Groupe GB, sont enfin achevés et livrés. Un pas vers l’avant qui s’inscrit dans un vaste programme d’aménagement urbain censé améliorer la qualité de vie dans la ville de Libreville. Pour autant, les bénéficiaires en remandent.

Les populations saluent cette heureuse initiative, réclamée depuis des années dans un quartier où les routes étaient devenues quasi impraticables, souvent transformées en pistes d’éléphants en saison pluvieuse.
Taxis et clandos y accèdent désormais, de jour comme nuit, au grand bonheur des résidents du quartier. Malgré l’enthousiasme général, les attentes demeurent et les langues se délient.
« Cette nouvelle route est très bénéfique pour les populations qui avaient du mal à se déplacer. Les mamans qui accompagnent leurs enfants à l’école souffraient énormément. Sans véhicule ou même avec, c’était compliqué les voitures s’abîmaient, on dépensait inutilement. Aujourd’hui, on respire », lâche Félicité, une mère de famille dans la concession ouvre directement sur la route.
La quadragénaire déplore toutefois, l’absence de trottoirs et des voies d’évacuation des eaux de ruissellement. « Les gens marchent sur la même voie que les voitures. C’est dangereux. Et il n’y a pas de caniveaux. Il faut que les autorités revoient cela », a-t-elle interpelé.
Stéphane confirme que la route est désormais praticable, mais il alerte également sur d’importants manquements observés. « Nous sommes très contents de voir enfin cette voie travaillée et livrée. Mais il manque les lampadaires. Il faut éclairer, installer des dos-d’âne, surtout pour les enfants qui traversent, à cause des personnes qui passent ici en vitesse », a-t-il confié, pointant l’absence d’éclairage public, de signalisation et de dispositifs de ralentissement à proximité des écoles notamment.
Sur cette même longueur d’ondes, le Fondateur du complexe scolaire bilingue Le Soleil, situé sur la bretelle, Mvé Abessolo, se dit lui aussi satisfait de la réalisation, tout en tirant la sonnette d’alarme.
« Je remercie le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, pour cette route que nous attendions depuis des années. Elle nous permet désormais de relier Mindoubé à la cité des médecins plus facilement. Mais les trottoirs ne sont pas faits. Il n’y a pas de canalisation. Ici, c’est une école pas de dos-d’âne, pas de signalisation. Je vais devoir installer moi-même des ralentisseurs et des panneaux avec mes propres moyens pour protéger mes élèves », s’est-il engagé.
Si les habitants reconnaissent l’impact positif de la réhabilitation de ces voies essentielles, tous s’accordent sur un point : le chantier doit être complété. Lampadaires, trottoirs, canalisations, signalisation verticale et horizontale, dos-d’âne, etc., autant d’éléments indispensables pour améliorer davantage la qualité de la vie et garantir la sécurité des piétons, particulièrement des enfants scolarisés dans le secteur.
M.-O. Mignonne et Frida Dodo
