La Police Judiciaire (PJ) a interpellé les auteurs présumés de l’agression d’un policier, en civil au moment des faits, il y a une semaine, au quartier Beau-Séjour, dans le 5ème arrondissement de Libreville. Ils devront désormais répondre, dans les tout prochains jours, des actes qui leur sont imputés devant la justice, conformément aux procédures en vigueur en République gabonaise.

Selon les premières informations, les personnes interpellées, cinq jeunes, dont trois filles et deux garçons, sont accusés d’avoir pris part à cette agression dans des circonstances qui restent à élucider. L’incident se serait produit en marge d’une soirée animée dans le quartier populaire de Beau-Séjour.
D’après plusieurs témoins, tout serait parti d’un échange entre le policier et une adolescente de 16 ans. L’agent lui aurait proposé de l’argent pour passer du temps avec elle, avant de se raviser en raison de son âge, préférant lui donner des conseils sur les dangers de ‘’trainer’’ tard dans la nuit. Cette attitude, jugée déplacée par l’un des jeunes du groupe, surnommé « Chat Noir », aurait déclenché une réaction violente.
Le policier aurait alors été ‘’roué’’ de coups par ce dernier, rapidement rejoint par d’autres membres du groupe, dont un certain ‘’Shimaza’’, actuellement en cavale.
« Le policier partait déjà chez lui. Un d’eux a dit Oh, il a même un téléphone, on va aller prendre son téléphone. Ils sont partis à sa poursuite. L’un des garçons a même dit qu’ils allaient braquer le policier », a rapporté l’un des témoins.
Toujours selon cette version, le policier se serait identifié comme agent en civil, expliquant qu’il était en mission avec deux collègues. Mais l’un des jeunes aurait rétorqué « Je m’en fous, c’est quel agent ? Ce n’est même pas un vrai agent ». Les déclarations recueillies révèlent également qu’après le forfait, certains mis en cause tentaient de se réfugier chez des connaissances.
Interpellés, les cinq suspects ont été présentés au parquet de la République. Il revient désormais à la justice de déterminer le degré d’implication de chacun dans cette agression et d’appliquer les sanctions prévues par la loi.
Féeodora Madiba et Stone Ferrari Mikala
