Bertrand Zibi a encore une cartouche entre les mains

La décision de la Cour d’Appel de Libreville qui s’est déclarée lundi dernier incompétente de décider sur la demande de liberté provisoire formulée par l’opposant  Bertrand Zibi Abeghe, incarcéré depuis plus de 3 ans à la prison centrale de Libreville pour « violences et voies de fait et détention illégale d’une arme à feu » ne met pas un terme à la procédure.

Selon une source judiciaire, Bertrand Zibi Abeghe peut se pourvoir en cassation pour espérer ne pas purger les 6 ans de prison auxquels il est condamné.

Bertrand Zibi Abeghe a été condamné à six ans de prison ferme par la chambre correctionnelle devant laquelle il a comparu le 2 juillet 2019 pour « détention illégale d’une arme à feu », « non-assistance à personne en danger » et « crime contre la paix publique ».

Le crime de détention illégale d’arme a été rejeté ainsi que l’infraction de crime contre la paix publique.

Les avocats de l’opposant ont toujours plaidé la relaxe pure et simple de leur client parce que le ministère public n’a pas argumenté valablement sa réquisition.

Bertrand Zibi Abeghe avait été arrêté au petit matin du 1er septembre 2016 au QG de Jean Ping, selon lui par un commando parlant anglais. A la barre le 2 juillet dernier, il a décrit des conditions épouvantables de détention à la prison centrale de Libreville, communément appelée « Sans famille ».

Carl Nsitou

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