Présidentielle 2023 : Missambo décide de mettre l’Union nationale en ordre de bataille

Paulette Missambo, présidente de l’Union nationale (un des principaux partis de l’opposition), a dans un discours à l’occasion de sa rentrée politique 2022 décidé de mettre son parti « en ordre de bataille » pour préparer l’élection présidentielle de 2023 mais aussi les législatives et locales qui auront lieu la même année.

« Il est de ma responsabilité de préparer l’Union Nationale à cette triple échéance qui engagera, comme jamais, l’avenir de notre pays. En tant que Présidente de l’Union Nationale, les trois élections de 2023 constituent mon principal défi. Et j’ai souhaité, lors de cette première rencontre avec vous, responsables et militants, vous dire comment je compte préparer notre Parti à cette échéance », a-t-elle déclaré en s’adressant à ses militants.


« Pour mettre notre Parti en ordre de bataille, nous devons renforcer son unité, poursuivre son implantation sur l’ensemble du territoire et au sein de la diaspora, conforter son leadership auprès de nos concitoyens. Mettre le Parti en ordre de bataille c’est aussi, et j’y veillerai personnellement, faire régner la discipline dans nos rangs », a-t-elle urgé.

Dinosaure de la politique gabonaise formée au parti au pouvoir avant de rejoindre les rangs de l’opposition, Paulette Missambo n’a pas dit qu’elle est candidate au prochain scrutin présidentiel. Elle a par contre tracé les lignes sinon les sillons qui permettront à l’opposition de renverser, terrasser le Parti démocratique gabonais (PDG) qui dirige le Gabon depuis plus d’un demi-siècle.

Il faut, selon elle, reformer le système électoral. Objectif, éviter les tristes événements de 2016 : les violences post électorales.

« Nous devons nous battre pour un système électoral qui garantit dans les faits le choix librement exprimé dans les urnes. Nous devons militer pour un système électoral qui éloigne le spectre d’événements de triste mémoire », a-t-elle lancé sous les applaudissements de ses militants vêtus aux couleurs du parti.

« Le peuple gabonais aspire au changement, dans la transparence et le respect des valeurs démocratiques », a-t-elle dit avant d’ajouter : « notre responsabilité est d’empêcher une forfaiture de plus à la tête de l’Etat ».

« Comme vous, je devine que le pouvoir s’efforcera de ne pas donner suite à nos idées mais je refuse de céder à la peur ou de tomber dans l’inaction », a-t-elle avoué.

Missambo a par ailleurs indiqué que son parti est prêt à œuvrer pour l’unité de l’opposition. « Car, pour parvenir à l’alternance, il faut agir de concert avec toutes les forces vives acquises à l’idée de changement« , a-t-elle suggéré.

« Les résultats des élections couplées d’octobre 2018 ne sont pas seulement le produit de la fraude à grande échelle. Ils sont aussi l’expression d’une crise de confiance au sein de l’opposition autant qu’ils révèlent une montée de l’abstention », a-t-elle reconnu.

Ces scrutins ont permis de renouveler l’Assemblée nationale, le Sénat, les mairies et les assemblées départementales. Une partie de l’opposition avait appelé au boycott. D’autres partis y avaient participé mais s’étaient engagés tardivement dans le processus. Conclusion, le PDG et ses alliés ont raflé la majorité à tous les niveaux.

Antoine Relaxe


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