Les régies financières indignées par le discours non rassurant à la Nation d’Ali Bongo

Le directoire de la FECOREFI durant le point de presse de 12 novembre 2021 à Libreville © Archives Gabonactu.com

La Fédération des collecteurs des régies financières (FECOREFI), en grève générale illimitée depuis plus d’un mois,  s’est dans une déclaration indignée du discours non rassurant à la Nation prononcé par le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba le 31 décembre, lequel discours, d’après elle,  éloigne une fois de plus le peuple gabonais et son Président.    

« Les grèves actuelles et persistantes dans la quasi-totalité des administrations sont symptomatiques d’un profond malaise sociétal que le déni de la réalité offert par ce discours ne peux contrarier les effets pervers dans le quotidien de notre pays », a fustigé la FECOREFI, déplorant par la suite  la posture prise par « les thuriféraires du pouvoir pour  mieux jeter, une énième fois, la parole du Chef de l’Etat en pâture en le plongeant dans une indécente autosatisfaction ».


Pour la FECOREFI, il s’agit là, d’une « félonie de ses collaborateurs » pour éloigner davantage le numéro un gabonais de son peuple. Les  régies financières, qui se considèrent comme des « véritables boucs-émissaires », estiment que les vrais responsables de la détérioration du pays sont les membres du gouvernement qui jouent contre le peuple.

« Nous l’avons tous entendu, ils n’ont rien à faire du dialogue social, ils ont trouvé les responsables et boucs-émissaires de leur inconséquence ; pour les partenaires sociaux des Régies Financières il n’est plus question de tergiverser mais d’être plus ferme que jamais afin de ramener l’accalmie et la sérénité au sein des mamelles de l’Etat ; 2022 s’annonce très mouvementé », a-t-elle martelé.

Camille Boussoughou


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