Les populations apprécient le projet PIEPAL qui facilite l’accès à l’eau potable dans les zones difficiles (ministre)

Les populations gabonaises apprécient le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (PIAEPAL) financé par la Banque africaine de développement (BAD), a affirmé jeudi la ministre gabonaise de l’Economie et des finances, Nicole Jeannine Lydie Roboty Mbou à l’issue d’une audience à Accra au Ghana avec le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

« Les populations apprécient énormément ce projet d’accès à l’eau potable à Libreville comme dans les zones péri-urbaines », a notamment déclaré la ministre au sortir de cet entretien qu’elle a jugé « fructueuse ».

Négocié par le gouvernement gabonais en 2019, le programme vise à renforcer et à améliorer les services d’eau potable et d’assainissement du grand Libreville. Son coût total est de 200 millions d’UC. L’objectif est de renforcer et d’étendre sur 280 kilomètres le réseau d’eau potable du Grand Libreville comprenant les communes de Libreville, d’Akanda, d’Owendo et de Ntoum.

Environ 300.000 personnes additionnelles auront accès à l’eau potable grâce au projet PIEPAL soit 31% de la population de Libreville. Avec le projet, le taux d’accès à l’eau potable passera de 55 % à 90% pour la population urbaine de Libreville.

Actuellement, la phase 2 du programme a démarré dans d’autres villes du Gabon afin que personne ne soit laissé pour compte, a récemment affirmé le ministre de l’Energie, Alain Claude Bilie By Nze qui est au four et au moulin pour s’assurer du succès de ce projet.

Nicole Jeanine Lydie Roboty Mbou représente le Gabon depuis le début de la semaine aux 57ème assemblées annuelles du groupe de la BAD dans la capitale ghanéenne en sa qualité de gouverneur pour le Gabon auprès de cette institution financière panafricaine.

« Nous avons fait le point de la coopération avec le président de la BAD, une coopération qui se porte bien », a ajouté le ministre après sa rencontre avec le président du groupe de la BAD.

Actuellement, le portefeuille du Gabon après de la BAD pèse 700 milliards de FCFA. Outre le secteur de l’eau et de l’électricité, la banque finance au Gabon des projets de construction des routes et un programme agricole qui connait quelques difficultés, a avoué le ministre.

Par ailleurs, Libreville fait partie des pays qui pourront bénéficier de la 2ème phase du vaste projet agricole lancé par la BAD pour « nourrir l’Afrique ». Il ambitionne d’impulser la production agricole locale africaine.

La BAD via le fond africain du développement (FAD) a mobilisé 1,5 milliard de dollars pour financer ce programme dont le but final est de limiter l’importation et l’aide alimentaire en direction de l’Afrique.

Yves Laurent Goma, envoyé spécial à Accra

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