Le Premier ministre appelle le génie militaire pour déblayer la décharge de Mindoubé

Une vue partielle de la décharge publique de Mindoubé @ Gabonactu.com

Libreville, 9 janvier (Gabonactu.com) – Le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet a convoqué lundi dans son cabinet de travail plusieurs personnalités dont le ministre de l’Intérieur, le maire de Libreville et ses collègues d’Owendo et d’Akanda pour une réunion de crise sur l’insalubrité devenue gênante et très dangereuse à Libreville.
 
Le Premier ministre souhaitait comprendre pourquoi la collecte des ordures ménagères n’est plus correctement assurée dans la capitale où vit près de la moitié de la population totale gabonaise estimée à 1,8 million d’habitants.
 
Les opérateurs du secteur auraient expliqué à Issoze Ngondet que le problème serait compliqué sur trois principaux points.
 
D’abord la saturation de la décharge publique de Mindoubé dans le 5ème arrondissement. Saturée depuis près de deux décennies, la décharge continue à recevoir tout type de déchets provoquant une pollution sans précédant.
 
Le ministre de l’Intérieur Lambert Noël Matha a expliqué toutes les peines du monde que le gouvernement et la mairie de Libreville éprouvent pour trouver un nouvel emplacement pour une nouvelle décharge ou un site de traitement des ordures.
 
Le site de Pointe claire préalablement retenu a été disqualifié pour des raisons environnementales. Celui du PK 27 s’est retrouvé au cœur de la Zone économique spéciale à régime privilégié de Nkok. Un dernier aurait été proposé non loin de l’actuel.
 
Dans l’urgence, Issoze Ngondet a décidé de dépêcher le génie militaire et les engins des TP à Mindoubé pour ouvrir la voie et créer la plate forme de dépotage des déchets afin d’accélérer la récolte des ordures dans la capitale.
 
Ensuite, il y a le paiement de la dette due aux prestataires. Les sommes seraient très importantes et Averda, la société chargée de balayer les rues et de collecter les ordures ménagères, serait gravement en difficulté. Elle ne parvient plus à investir pour mieux remplir son cahier de charges.
 
Une source indépendante soutient que le groupe viserait également le marché de la gestion de la décharge pour arrondir ses fins du mois avec l’argent généré par celle-ci.
 
En effet, Libreville génère environ 600 tonnes d’ordures par jour. Les déchets liquides et solides collectés par les particuliers transitent par un pont bascule et taxés très chers. Les recettes générées vont dans les caisses de la mairie de Libreville et de Clean Africa.

Camille Boussougou

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