« La SNI n’est pas venue à Essassa pour demander à qui que ce soit de déguerpir, non, mais pour vous aider à obtenir des titres fonciers » (Hermann Kamonomono, DG de la SNI)

Le DG de la SNI, Hermann Kamonomono s’adressant aux populations d’Essassa durant la consultation publique le 19 Mai © Gabonactu.com

Le Directeur général de la Société nationale immobilière (SNI), Hermann Kamonomono, a dans une consultation publique organisée jeudi 19 Mai 2022 à Essassa, localité en pleine expansion située à 23 km de Libreville, fait comprendre aux populations du cru que son entreprise n’avait aucun projet de déguerpissement des populations déjà établies à l’intérieur de son titre foncier mais plutôt, il se donne pour mission de les accompagner à obtenir des titres légaux de propriété.    

« La SNI n’est pas venue à Essassa pour demander à qui que ce soit de déguerpir, non, mais pour vous aider à obtenir des titres fonciers », a fait savoir M. Kamonomono, battant en brèche la rumeur sur une prétendue intention de cette entité de l’Etat à déguerpir les occupants.


Les populations d’Essassa très attentives aux explications du patron de la SNI  sur le bienfondé d’initiative à s’engager dans la  procédure d’obtention de leurs titres fonciers © Gabonactu.com
Les populations d’Essassa très attentives aux explications du patron de la SNI sur le bienfondé d’initiative à s’engager dans la procédure d’obtention de leurs titres fonciers © Gabonactu.com

A Essassa, la SNI dispose d’un titre foncier d’une superficie de 3000 hectares qu’elle avait hérité en décembre 2019 de la Société nationale du logement social (SNLS), par fusion-absorption.  A l’intérieur de ce titre foncier, les populations sont établies depuis des décennies.  Ce d’une manière anarchique. Au lieu d’exproprier les occupants, la SNI qui se veut être une entreprise citoyenne s’est engagée dans une démarche de restructuration de l’espace.

Pour cette procédure de régularisation foncière, initié dans le cadre de l’opération baptisée : « Devenez propriétaire à Essassa », les occupants sont appelés à soumettre à l’intention de la SNI, propriétaire exclusive du titre foncier, toutes les informations de leurs parcelles pour engager la procédure d’obtention du titre légal de propriété.

Dans une démarche de pédagogie, Hermann Kamonomono, a indiqué que « l’objectif c’est de permettre à tous les résidents  d’Essassa désireux  d’avoir un titre foncier  de se rapprocher de nos services et de lancer une procédure d’obtention de titre foncier. Ces titres ont l’avantage de sécuriser la propriété et le droit de l’occupant, c’est résoudre un problème pour lequel des milliers des gabonais se plaignent ».

Quelques habitants suivant les explications de la SNI © Gabonactu.com
Quelques habitants suivant les explications de la SNI © Gabonactu.com

Cette consultation publique  ne s’est pas tenue sans tension. Désabusée dans le passé par d’autres entreprises, certaines natives de la localité ce sont avérées réfractaires et pessimistes à l’initiative de la SNI. Après moult explications, il y a  eu l’adhésion en masse des populations.

« Nous espérons seulement que le coût du mètre carré sera à moins de 1000F surtout pour nous qui ne travaillons plus », a souhaité Marie Cécile Lembemé, habitante dans l’emprise dudit titre foncier, localisé non loin de l’Université internationale Berthe et Jean de Libreville.

Les populations souhaitent que le m2 coûte moins de 1000 FCFA dans la procédure de régulation foncière. Le tarif normal est fixé à 5000 FCFA, selon la loi. Toutes les parties ont convenues de poursuivre régulièrement  les discussions pour trouver un terrain d’attente.

 Quelques occupants consultant le plan de situation du titre foncier © Gabonactu.com

Quelques occupants consultant le plan de situation du titre foncier © Gabonactu.com

Outre les techniciens de la SNI et ceux de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), la Maire du 2ème arrondissement de Ntoum, Anastasie Bekalé née Assengone Ndong et d’autres auxiliaires de commandement ont pris part à cette consultation publique qui se voulait consensuelle.

Sydney IVEMBI


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