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Justice populaire : Dix-sept personnes en garde à vue après les violences de vendredi

Justice populaire : Dix-sept personnes en garde à vue après les violences de vendredi

L’enquête ouverte après les violences du vendredi 24 janvier qui ont causé la mort de plusieurs compatriotes, a permis d’interpeler dix-sept personnes suspectées d’avoir un lien avec cette affaire.

Parmis les personnes gardées en vue à la Brigade anti-criminalité (BAC), Augustin Ondo Essono alias « Stanley », l’un des jeunes très en vue sur une vidéo virale sur les réseaux-sociaux. Sur les images, le jeune homme est vu en tête de file dans une vidéo montrant une foule en train de s’acharner sur un homme suspecté d’être à l’origine d’un enlèvement.

À ce jour, dix-sept-personnes ont été interpelées grâce aux vidéos actuellement épluchées par les Officiers de police judiciaire (OPJ). Plusieurs autres déjà identifiées devraient très bientôt subir le même sort dans les prochaines heures.


Vendredi 24 janvier, la capitale gabonaise était en émois suite aux rumeurs relatives à des supposées cas d’enlèvements en série dans plusieurs localités du pays à des fins fétichistes, alors que le gouvernement avait appelé au calme quelques jours plus tôt assurant qu’‘’il n’y a pas de vagues d’enlèvements au Gabon.’’

Selon le bilan officiel, cette justice populaire a couté la vie à deux compatriotes, Stanislas Mba Ngoua et Gervais Patrick Eyeghe Obame, un père de famille accusé à tort.

Le gouvernement a aussitôt condamné avec la plus grande énergie ces actes manipulatoires et déploré la perte de ces compatriotes, rappelant, par ailleurs que « la propagation des fausses nouvelles via les réseaux sociaux ou tout autre moyen, qui trouble l’ordre public expose son ou leurs auteurs et complices à des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans, conformément aux dispositions de l’article 227, alinéa 1er du Code pénal ».

De même, il entend se montrer ferme vis-à-vis de ceux qui auront choisi la barbarie comme expression de justice. « Nul ne peut se faire justice dans un Etat de droit (…). Tout individu ou groupe d’individus qui se substituerait aux Forces de l’ordre dans leurs missions de protection des personnes et des biens et de perquisition, s’expose aux affres de la loi », averti Lambert Noel Matha.

Lisa Mboui

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