Le collectif des habitants de Marseille 2, dans la commune d’Akanda, a lancé ce lundi 12 octobre 2026 un appel au chef de l’État pour obtenir une solution aux nuisances qu’il attribue à l’entreprise Megador. Réunis à l’entrée de l’usine, les riverains dénoncent le bruit des activités industrielles, la poussière et les désagréments qu’ils disent subir depuis l’installation de cette société dans leur quartier, il y a environ deux ans.
Spécialisée dans la fabrication de produits en béton armé destinés au génie civil, l’entreprise est au cœur des récriminations des habitants. Ces derniers évoquent notamment le passage des camions, les bruits de production de jour comme de nuit et la poussière qui, selon eux, pénètre dans leurs domiciles. « Nous ne pouvons plus vivre normalement avec ce bruit et cette poussière au quotidien », déplore un membre du collectif.
Les riverains s’inquiètent également des conséquences possibles des activités de l’usine sur les canalisations et les cours d’eau du secteur. « Nos maisons sont exposées à la poussière, et nous nous posons des questions sur les effets de cette situation sur notre santé », affirme le collectif, qui réclame une intervention des autorités compétentes.
Selon ses représentants, plusieurs démarches ont déjà été entreprises auprès de la mairie d’Akanda ainsi que des ministères chargés de l’Environnement, de l’Industrie, de la Santé et de l’Éducation nationale. Le collectif affirme toutefois n’avoir obtenu aucune réponse concrète à ses préoccupations. Il indique également avoir été reçu par le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), sans qu’une solution ait, à ce stade, été trouvée.
Au-delà des nuisances, les habitants dénoncent la proximité entre l’usine et les zones résidentielles. La présence d’établissements scolaires dans les environs renforce leurs inquiétudes, notamment sur les éventuelles conséquences sanitaires. Ils demandent aux autorités de se pencher sur les conditions d’exploitation du site et sur la cohabitation entre les activités industrielles et les habitations.
Face à cette situation, les habitants de Marseille 2 en appellent directement au chef de l’État afin qu’une solution soit trouvée. « Nous demandons au président de la République de nous entendre et d’aider à trouver une issue à ce problème », lancent-ils.
Christina Thélin Ondo et Stone Ferrari Mikala
