Temps forts de la visite de terrain du ministre des TP sur la Route Port-Gentil / Omboué @ Gabonactu.com
En séjour à Port-Gentil, ce week-end, le ministre des Travaux publics et de la construction, Edgard Moukoumbi, supervise depuis samedi, les opérations d’inspection et de prospection des sites et emplacements susceptibles d’accueillir les futures stations de péage et de pesage, en vue de la modernisation du corridor routier Port-Gentil–Omboué. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des décisions prises lors du Conseil des ministres, tenu le 18 septembre dernier dans la capitale économique.
La première journée de cette mission gouvernementale a été consacrée à l’identification des sites pouvant abriter ces infrastructures stratégiques. Dans le département de Bendjé, le ministre s’est rendu sur le site de l’ancienne base-vie de l’entreprise chinoise CRBC, situé en amont du pont d’Ozouri.

Cet emplacement est pressenti pour accueillir la première station de péage et de pesage. Les études techniques devront permettre de préciser les caractéristiques de l’ouvrage, les aménagements nécessaires et les conditions de son implantation.
La délégation ministérielle a ensuite mis le cap sur Omboué, dans le département d’Étimboué, où le rond-point de la commune a également été identifié comme un emplacement potentiel pour une deuxième station. Un troisième site est envisagé dans la zone de Rabi.
Ces trois localisations constituent, à ce stade, les principales pistes retenues pour le déploiement du dispositif sur l’axe Port-Gentil–Omboué. Leur validation définitive dépendra néanmoins des résultats des études préalables et des arbitrages techniques à venir.
Pour le gouvernement, l’enjeu consiste à transformer une décision politique en un projet techniquement réalisable. La présence sur le terrain du ministre, accompagné de l’élu national, le député Richard Albert Royémbo, désigné pour superviser les travaux et des représentants des autorités administratives locales, traduit cette volonté de préparer les conditions de réalisation des infrastructures avant d’engager les étapes suivantes.
« Dans le cadre et du suivi et de la mise en œuvre des décisions gouvernementales, nous avons effectué cette visite afin de nous accorder sur les sites susceptibles d’abriter ces dispositifs. Les études permettront ensuite de préciser les ouvrages, d’effectuer les ajustements nécessaires et de définir les conditions de leur exploitation », a déclaré le ministre des TP.
Expertise technique et transfert de compétences
La concrétisation du projet reposera également sur l’intervention d’un partenaire technique. D’Gital Africa, présenté comme partenaire-conseil et assistant permanent de l’État gabonais, doit accompagner les autorités tout au long du processus, depuis les études de faisabilité technique jusqu’à l’exploitation des installations.

Pour le Directeur technique de D’Gital Africa, Marher Massouied, le projet doit être conçu de manière à garantir non seulement la qualité des infrastructures, mais également la maîtrise de leur fonctionnement par les compétences nationales.
« Nous l’assisterons également dans la définition des tarifs et du mode d’exploitation. Notre approche repose sur trois piliers : comprendre la vision stratégique de l’État, la traduire techniquement et garantir la souveraineté ainsi que le transfert de savoir-faire aux gabonais. L’objectif est que ces infrastructures puissent être exploitées durablement par les compétences nationales », a-t-il expliqué.
Le transfert de compétences constitue ainsi une composante importante de l’accompagnement annoncé. La formation des équipes gabonaises, leur participation aux différentes phases du projet et la perspective d’un programme de maintenance doivent favoriser une appropriation durable des infrastructures.
La mission ministérielle d’inspection se poursuit sur les voiries urbaines de Port-Gentil. Elle permet à la délégation d’effectuer des visites de terrain consacrées aux projets confiés aux entreprises, avec pour objectif de constater leur état d’avancement et d’apprécier les conditions de leur exécution. Cette démarche de suivi doit contribuer à identifier les difficultés éventuelles et à améliorer la coordination entre les différents intervenants.
Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji
