À l’image de milliers de candidats à travers le Gabon, les personnes privées de liberté prennent elles aussi part aux épreuves du baccalauréat 2026. Cette année, 31 détenus issus des établissements pénitentiaires du pays se présentent à cet examen national, symbole d’espoir, de réinsertion et d’ouverture vers un avenir meilleur.
À la Prison centrale de Libreville, la Ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, s’est rendue sur place afin de s’assurer du bon déroulement des épreuves et de constater les conditions dans lesquelles les candidats composent. Cette visite témoigne de la volonté des autorités de garantir à tous les citoyens, y compris en milieu carcéral, un accès équitable à l’éducation et aux examens officiels.
Sur les 31 candidats recensés à l’échelle nationale, 22 sont inscrits dans la province de l’Estuaire, dont 19 dans les filières générales (séries A et B) et 3 dans l’enseignement technique. Les autres candidats se répartissent entre le Woleu-Ntem (4), l’Ogooué-Maritime (3) et la Ngounié (2).
Profitant de cette rencontre avec les candidats, Camélia Ntoutoume Leclercq a tenu à délivrer un message empreint de réalisme mais aussi d’encouragement. Elle a rappelé que la réussite à l’examen ne saurait entraîner automatiquement une remise en liberté, tout en insistant sur l’importance de la réinsertion après l’exécution de la peine.
« Ce n’est pas parce qu’on a un examen en milieu carcéral que l’on peut tout de suite retrouver sa liberté, on purge d’abord sa peine. Quand vous sortez d’un milieu carcéral et que vous vous mettez véritablement au travail, il n’y a pas de raisons que l’on ne vous fasse pas confiance, vous avez déjà purgé votre peine », a exhorté Mme Ntoutoume Leclercq.
Ce message a été accueilli comme un appel à la persévérance et à la responsabilité. Pour ces candidats, le baccalauréat représente bien plus qu’un diplôme : il constitue une étape essentielle vers la reconstruction personnelle et l’insertion sociale.
Au terme de sa visite, la Ministre d’État a salué le professionnalisme des services de la sécurité pénitentiaire, qu’elle a félicités pour les dispositions prises afin de garantir un déroulement serein des épreuves dans les établissements concernés.
Antoine Relaxe
