Droits de la femme : plaidoyer pour la protection et le bien-être mental des Gabonaises

À l’occasion de la célébration en différé de la Journée internationale des droits de la femme, organisée jeudi 12 mars à Port-Gentil, la Directrice provinciale de la famille de l’Ogooué-Maritime, (littoral sud), Pélagie Antchoué Obame, a appelé à poursuivre et à renforcer les actions en faveur de la protection, de l’épanouissement et du bien-être mental des femmes.

La responsable provinciale a rappelé que cette journée constitue à la fois un moment de célébration des avancées obtenues et un temps de réflexion sur les défis qui demeurent. Elle a notamment évoqué plusieurs progrès enregistrés au Gabon en matière de droits des femmes, parmi lesquels l’égalité civile dans la gestion des biens et dans la direction de la famille, désormais reconnues comme des responsabilités conjointes entre époux.

Pélagie Antchoué Obame a également mis en lumière la loi 006/2021 qui criminalise spécifiquement les violences domestiques et le viol conjugal. Elle a aussi souligné le renforcement de la protection des veuves contre les pratiques d’expoliation, grâce à un cadre juridique jugé plus équitable et mieux adapté à la défense des droits des femmes.

Dans le même esprit, la responsable provinciale a rappelé l’existence de dispositifs d’accompagnement destinés aux victimes de violences, notamment le numéro vert 1412, gratuit et anonyme, qui permet de signaler les cas de violences et d’obtenir une première orientation.

Elle a également cité les centres de prise en charge, dont celui de Nzeng-Ayong à Libreville et celui de Port-Gentil mis en place par l’ONG Aurore, qui offrent une assistance juridique, un soutien psychologique ainsi qu’un hébergement d’urgence aux femmes en situation de danger.

Selon elle, il demeure essentiel de renforcer les actions de sensibilisation, de prévention et de protection afin de garantir la sécurité, la dignité et la pleine participation des femmes au développement de la société, conformément au thème retenu cette année : « Droits, justice, actions ».

Intervenant en qualité de conférencière invitée, la Secrétaire générale de province, Clémentine Bengone Minko, a pour sa part attiré l’attention sur le poids de la charge mentale et émotionnelle que supportent aujourd’hui de nombreuses femmes africaines.

Elle a appelé à une prise de conscience collective sur cette réalité souvent invisible mais aux conséquences profondes sur le bien-être et l’équilibre des femmes. Pour elle, la Journée internationale des droits de la femme doit rester avant tout un moment de réflexion, d’engagement et de mobilisation collective, plutôt qu’une simple célébration festive.

Féeodora Madiba et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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