La Haute Autorité de la Communication (HAC) est attendue devant le tribunal de Libreville ce 11 mars à 14 heures, à la suite d’une assignation introduite par le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nzé, Ensemble pour le Gabon (EPG). Cette procédure fait suite à une ordonnance rendue le 9 mars 2026 par le président du tribunal de première instance de Libreville, autorisant l’ouverture d’une audience en référé.
Dans son communiqué, Ensemble pour le Gabon estime que les décisions prises par la HAC constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales et dépassent les prérogatives normalement reconnues à une autorité administrative. Le parti affirme ainsi vouloir contester juridiquement ces mesures devant la justice afin d’en examiner la légalité.
Au cœur de cette procédure figure notamment la suspension des réseaux sociaux, une décision dénoncée par les plaignants comme restrictive des libertés publiques. L’audience prévue ce mercredi devrait permettre au tribunal d’examiner les arguments des différentes parties et de se prononcer sur les fondements juridiques de cette décision.
Face à cette situation, EPG avait annoncé son intention de saisir les juridictions compétentes afin de contester la mesure et défendre les libertés numériques. L’audience prévue ce 11 mars devant le tribunal de Libreville s’inscrit ainsi dans la continuité de cette démarche judiciaire engagée par le parti.
Le 18 février dernier, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG), dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nzé, avait vivement dénoncé la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ordonnant la suspension des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national.
La HAC justifiait cette mesure par la volonté de freiner la diffusion de fausses informations, de propos haineux et de contenus jugés susceptibles de menacer la cohésion sociale et la sécurité nationale. L’EPG avait pour sa part estimé que cette décision constituait une atteinte aux libertés fondamentales et avait alors annoncé son intention de saisir les juridictions compétentes pour contester cette mesure.
Stone Ferrari Mikala
