Mouckétou Manga, gabonais de 27 ans, a rendu l’âme au Centre hospitalier régional de Ntchengue, hôpital de référence à Port-Gentil, province de l’Ogooué-Maritime (Littoral sud), où il avait été placé sous assistance respiratoire, quelques heures après la violente altercation qui l’avait opposé à un sujet camerounais de 33 ans, Valéry Ngwa. L’altercation s’était déroulée au petit matin (4 heures) et le différend portait sur une banale histoire de tôles.
Selon les premières informations recueillies, le bourreau, Valéry Ngwa se serait introduit dans un chantier en construction situé à proximité du domicile de sa victime, Mouckétou Manga, dans l’intention, dit-on, de récupérer les vieilles tôles qui s’y trouvaient.
Réveillé par des bruits suspects, Mouckétou Manga serait sorti de sa chambre pour vérifier l’origine de ces nuisances. Une vive discussion aurait alors éclaté entre les deux hommes, avant de dégénérer en violente altercation. Interrogé par les enquêteurs, le mis en cause affirme aurait plaidé la légitime défense, après avoir été pris à partie par la victime.
« Il m’a demandé ce que je faisais sur les lieux. Je lui ai répondu que je travaille sur ce chantier et que je venais récupérer les vieilles tôles pour mes besoins. Il m’a lancé un caillou en premier. J’ai ensuite ramassé ce caillou et je le lui ai lancé à la tête au moment où il se retournait. C’est ainsi qu’il est tombé », s’est-il défendu.
Grièvement blessé au crâne, Mouckétou Manga a été retrouvé quelques instants plus tard par son ami Darcy Mickala, gisant dans une mare de sang au milieu du terrain familial. La victime aurait néanmoins eu la force de relater les circonstances de l’agression à ses proches, indiquant que son agresseur avait pris la fuite après les faits, avant d’être transporté à l’hôpital de Ntchengue où il n’a malheureusement pas pu être ramené à la vie.
Appréhendé et accusé des faits qualifiés de coups et blessures volontaires, le présumé meurtrier a été présenté devant le juge d’instruction et placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Port-Gentil en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Féeodora Madiba et Jean-Jacques Rovaria Djodji
