Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Paul Ulrich Kessany, a annoncé, lors d’une récente rencontre avec les présidents des clubs du football national, que l’État cessera de verser des subventions aux clubs de D1 et D2 dès la prochaine saison sportive.
La saison 2025-2026 sera l’ultime exercice encore financé par le budget de l’État, a précisé le ministre.
Pour dire adieu aux subventions, l’État s’est montré généreux. Une enveloppe de 90 millions de FCFA est prévue pour chaque club de National 1 (contre 73 millions l’an dernier) et 60 millions pour ceux de D2. Un effort financier important du Trésor public destiné à garantir la reprise du championnat.
80 % de ces montants seront versés aux clubs dès le démarrage des championnats de D1 et D2. L’objectif est de mettre un terme aux arrêts de compétition causés par le retard ou l’absence de versement des subventions.
Pour la saison suivante, Paul Ulrich Kessany, ancien international gabonais, s’est montré ferme : seuls les clubs capables de s’autofinancer pourront participer au championnat national de D1 et D2.
Le gouvernement est prêt à accepter un championnat réduit à huit clubs au lieu de quatorze, a-t-il martelé.
Libreville table sur la mise en place de mécanismes de mécénat afin d’attirer le secteur privé vers le financement des clubs. L’exécutif attend également une gestion comptable rigoureuse, sous peine de sanctions immédiates.
Ce n’est pas la première fois que le football gabonais entend ce discours. Sous l’ancien ministre Franck Nguema, une transition de quatre ans vers l’autonomie avait été annoncée, sans jamais se concrétiser.
Betines Makosso
