Port-Gentil : plusieurs kilogrammes de drogues incinérés par le Tribunal

Le Tribunal de première instance de Port-Gentil a procédé ce samedi à Mandorové, sur l’axe Port-Gentil–Omboué dans la province de l’Ogooué-Maritime, à l’incinération de plusieurs kilogrammes de stupéfiants saisis ces dernières années par les services de sécurité.

Les produits détruits provenaient d’opérations menées par l’Office central de lutte antidrogue (Oclad), la gendarmerie et la Direction Générale de la Contre-Ingérence et de la Sécurité Militaire (DGCISM), dite B2. L’opération s’est déroulée sous le contrôle des magistrats et des forces de l’ordre, avec établissement d’un procès-verbal détaillant la nature, le poids et l’origine des saisies.

Parmi les substances incinérées figuraient des kobolos de cannabis, du chanvre indien, du tramadol, de la cocaïne ainsi que d’autres drogues dures, conservés sous scellés depuis parfois plus de six ans. Cette destruction vise à éviter toute réintroduction des produits dans les circuits illicites.

« Nous sommes là à la suite d’une décision prise par le Parquet de la République sous la supervision du Parquet général (…) Dans le souci de désengorger la pièce des saisies et de faire disparaître ces produits illicites, nous avons décidé de les incinérer », a déclaré le procureur de la République près le tribunal, Rodrigue Mfoumou. Il a rappelé que des avis d’incinération antérieurs n’avaient pas été exécutés.

Il a ajouté : « Lorsqu’on procède à la saisie de ce type, il faut automatiquement les incinérer pour éviter des convoitises (…) il y a des tribunaux qui ont fait l’objet de plusieurs vols », précisant que la valeur des produits détruits est estimée à plus de 110 millions de FCFA. « C’est pour montrer aux trafiquants que le Gabon est décidé à traquer tous ceux qui mettent ces produits en vente (…) c’est de l’argent qu’ils gagnent en détruisant des vies ».

Au-delà de l’aspect répressif, les autorités appellent au renforcement des actions de prévention, notamment en milieu scolaire et universitaire, afin de lutter contre un phénomène qui affecte particulièrement les jeunes.

Jean-Jacques Rovaria Djodji

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