La Foire municipale Pierre Louise Agondjo Okawé de Port-Gentil (littoral sud), a abrité deux jours durant, jusqu’à jeudi, la Journée HSSE (Hygiène, sécurité, santé et environnement) de l’amont pétrolier et gazier. Placée sous le thème « Le management de la sécurité des procédés » ou « Process Safety Management (PSM) », la rencontre a réuni experts, opérateurs, autorités et partenaires sociaux autour d’un impératif commun : prévenir les accidents majeurs et renforcer la culture du risque dans un secteur à hauts risques.
Dans un environnement où les activités d’exploration, de forage, de production et de traitement exposent à des risques industriels importants (fuites d’hydrocarbures, explosions, incendies, pertes de confinement), la maîtrise des procédés constitue une exigence vitale.
L’objectif des travaux a donc consister pour les participants et les acteurs du monde pétrolier et gazier, à consolider les dispositifs de prévention et d’anticipation.
« Il est question de demander aux opérateurs de l’amont pétrolier et gazier de mettre un accent particulier sur la prévention des événements majeurs, tels que les déversements, les accidents et incidents. Ces événements ont des conséquences très dévastatrices. Cette prévention permettra de sécuriser les individus, notre environnement qu’on tient à cœur », a déclaré la Directrice générale de l’amont pétrolier et gazier, Corine Posso Raivire-Mamboundou.
Contrairement à la sécurité au poste de travail, la sécurité des procédés vise à prévenir les accidents majeurs liés aux installations industrielles, a-t-on appris. Parmi les piliers évoqués : l’identification systématique des dangers et l’analyse des risques (HAZOP, audits techniques), l’intégrité des équipements critiques, la gestion des changements (Management of Change), la formation continue, le retour d’expérience et la transparence dans le reporting.
Objectif, zéro accident
Un accent particulier a été mis sur le leadership, la remontée des « presqu’accidents » et la lutte contre la complaisance opérationnelle, les participants relèvent que la sécurité des procédés est aussi un levier de performance durable. Face à la complexification des installations et aux exigences environnementales croissantes, la gestion des risques industriels s’impose comme un enjeu stratégique.

« Ce qui nous a inspiré ce sont les accidents qu’on enregistre auprès des opérateurs économiques. L’année dernière on a eu l’accident de Becuna, c’est tout ça qui a permis de mettre en place ces journées. C’est l’occasion pour les opérateurs de se mettre en conformité avec tout ce qui concerne l’environnement », a exhorté la Directrice générale de l’amont pétrolier et gazier
Cette Journée HSSE a permis de partager les meilleures pratiques, d’harmoniser les standards, de renforcer la coopération entre opérateurs et autorités et de réaffirmer l’engagement en faveur du « zéro accident majeur », avec l’ambition de traduire les recommandations en plans d’action concrets et mesurables.
« À l’instar des autres compagnies pétrolières nous faisons un retour d’expériences sur nos performances HSSE de 2025, on se projetter sur l’année 2026 et voir ce que nous pouvons tirer des autres opérateurs. Il est donc important en tant qu’industrie que nous puissions renforcer nos mesures de contrôle pour que des incidents qui ont eu lieu ailleurs ne se reproduisent pas sur nos territoires », a déclaré Edgard Mba Ognane, Directeur général d’Assala Gabon.
Au-delà du slogan, le management de la sécurité des procédés s’affirme ainsi comme le socle d’une exploitation responsable, sécurisée et respectueuse des populations et de l’environnement dans l’amont pétrolier et gazier.
Alph ’-Whilem Eslie et Jean-Jacques Rovaria Djodji
