Le Bloc démocratique populaire (BDP) a tenu une conférence de presse ce 20 février à la salle de réunion de l’ immeuble ABC Mall, au quartier Charbonnages à Libreville. Son président, Pascal Nkoulou, y a présenté les priorités du parti pour l’année en cours et livré sa lecture de la situation nationale.
Le responsable politique est revenu sur la période ouverte après les événements du 30 août 2023. Il a évoqué le dialogue national, le référendum constitutionnel puis les différentes élections organisées à l’issue de la transition. « Le pari était risqué, mais la séquence transitionnelle est arrivée à son terme », a-t-il déclaré. Selon lui, le pays entre désormais dans une phase d’évaluation des réformes engagées.
Au sujet des mouvements de grève observés dans certaines administrations, Pascal Nkoulou a appelé à un échange direct entre les agents publics et les autorités. « Ce n’est pas une défiance. C’est l’expression d’un malaise qu’il faut traiter avec méthode », a-t-il estimé. Il a insisté sur la nécessité d’un cadre clair pour examiner les revendications et éviter une accumulation de tensions.

Le président du BDP a aussi répondu aux critiques venues d’anciens responsables politiques. Il a dénoncé « une agitation sans projet » et « une rhétorique d’invective pour exister dans l’espace public ». « On ne gouverne pas avec des émotions. Il faut une offre politique structurée », a-t-il affirmé, appelant à juger l’action publique sur des résultats mesurables.
Sur la suspension provisoire des réseaux sociaux décidée par la Haute Autorité de la Communication, le BDP adopte une position favorable à un encadrement plus strict. « Toutes les libertés ont des limites fixées par la loi », a rappelé Paskhal Nkoulou. Il a évoqué les cas de diffamation, de menaces et de diffusion de fausses informations, qui, selon lui, exigent une réponse institutionnelle adaptée.
En conclusion, le BDP a annoncé le lancement prochain d’une caravane citoyenne sous le slogan : « Il n’y a pas que la politique, il y a aussi la nation ». Le parti entend multiplier les rencontres avec les acteurs sociaux et renforcer sa présence sur le terrain dans les prochains mois.
Christina Thélin Ondo
