L’information, qui circulait avec insistance sur les réseaux sociaux et avait été formellement démentie par sa famille, notamment par son fils Till Mvé, est désormais confirmée par nos confrères de la Une WoleuNtemoise. Emmanuel Ondo Methogo est décédé ce mercredi 11 février, après une longue période de maladie, laissant derrière lui le souvenir d’un homme engagé et respecté.
La disparition d’Emmanuel Ondo Methogo marque la fin d’un parcours notable, jalonné de responsabilités et d’un engagement constant dans ses différentes sphères d’action. Professionnel reconnu pour sa rigueur, son sérieux et son sens du devoir, il s’était imposé au fil des années comme une personnalité respectée par ses pairs. Son implication et sa constance dans le travail ont contribué à forger une réputation solide, bâtie sur la discrétion et l’efficacité.
Né le 24 juin 1946 à Bitam, dans la province du Woleu-Ntem, tout au long de sa carrière, Emmanuel Ondo Methogo a occupé des fonctions de haut rang au sein de l’État gabonais, marquant plusieurs décennies de vie publique. Après avoir débuté comme conseiller en charge des questions économiques et financières auprès du président Omar Bongo de 1987 à 1990, il est élu plusieurs fois député à l’Assemblée nationale notamment en 1990, représentant la province du Woleu-Ntem. Il a été nommé ministre de la Planification, de l’Économie et de l’Aménagement du territoire en 1991, poste qu’il exerce à travers plusieurs gouvernements jusqu’en 2007, période au cours de laquelle il accède aussi à des responsabilités élargies en tant que Vice-Premier ministre, notamment chargé des Relations avec le Parlement et des institutions constitutionnelles à partir du 25 janvier 2007.
Après sa sortie du gouvernement le 28 décembre 2007, il retrouve son siège de député avant d’être nommé Président du Conseil national de la communication (CNC) le 22 janvier 2009, une institution clé de régulation des médias au Gabon. Il occupe également des fonctions de conseiller politique du président Ali Bongo jusqu’en 2014, puis est élu troisième Vice-Président du Sénat le 27 février 2015, continuant ainsi à jouer un rôle important dans la vie institutionnelle du pays.
Au-delà de ses fonctions, c’est un homme apprécié pour ses qualités humaines qui s’en est allé. Sa disparition constitue une perte pour le pays, qui voit partir l’un de ses fils ayant participé, à sa manière, au développement de ses domaines d’intervention. Les modalités relatives aux obsèques seront communiquées ultérieurement par la famille.
Nkili Akieme
