Réinsertion sociale : Confection des filets de pêche, une bouée de sauvetage pour les détenus

 À travers un programme de formation dédié à la confection de filets de pêche, plusieurs détenus se sont s’engagés dans une activité productive et porteuse d’espoir, pensée pour favoriser leur réintégration sociale, stimuler l’esprit d’entrepreneuriat et promouvoir l’autonomie financière à la sortie de détention. Face aux défis persistants de la réinsertion sociale des personnes privées de liberté, cette initiative novatrice, menée en milieu carcéral, à Port-Gentil (littoral sud), par l’Association Prison et Hôpital pour Jésus-Christ, vient rappeler que la prison peut aussi être un espace de reconstruction et d’apprentissage.

La fabrication de filets de pêche, activité artisanale essentielle dans les zones côtières et fluviales, répond à un besoin réel du marché local. Elle offre ainsi aux participants une formation ancrée dans les réalités économiques du pays, loin des apprentissages théoriques sans débouchés concrets.

Encadrés par des formateurs de l’Association Prison et Hôpital pour Jésus-Christ, qui œuvre depuis des années à l’insertion des personnes privées de liberté, les bénéficiaires apprennent les différentes étapes de la confection des filets, du choix des matériaux à l’assemblage final, en passant par les techniques de nouage et de renforcement.

Ce travail minutieux, qui exige concentration, patience et sens des responsabilités, contribue également à restaurer la confiance en soi et la dignité des participants. Pour beaucoup, il s’agit d’une première expérience professionnelle structurée, vécue dans un cadre valorisant.

Au-delà de la simple formation technique, le programme intègre une dimension entrepreneuriale. Les détenus sont sensibilisés aux notions de gestion, de coûts de production, de qualité et de commercialisation.

L’objectif est clair : permettre aux détenus, une fois libérés, de créer leurs propres activités génératrices de revenus, ou de s’insérer dans une coopérative de pêcheurs et d’artisans. Cette perspective d’auto-emploi constitue un levier essentiel pour rompre avec la précarité et limiter les risques de récidive.

Ouvrir la vie à de nouvelles perspectives

Mis en œuvre avec l’appui de l’association Prison et Hôpital pour Jésus-Christ, en collaboration avec l’administration pénitentiaire et de partenaires techniques, ce projet repose sur une approche pragmatique : doter les  »Précieux » (les détenus) de compétences professionnelles immédiatement exploitables.

L’impact social de cette initiative est également notable au sein même de l’établissement pénitentiaire. Le travail productif structure le temps de détention, réduit l’oisiveté et favorise un climat plus apaisé. Il instaure une relation différente entre les détenus et l’institution, fondée sur la responsabilité et la confiance, tout en renforçant le sentiment d’utilité sociale.

À terme, Prison et Hôpital pour Jésus-Christ, promotrice du projet ambitionne d’élargir le programme. Grace à leur détermination, les détenus ont pu sortir de leurs mains et compétences acquises, plusieurs filets de mailles 70, capables de capturer tous types de poissons, mais également un autre genre de filets de mailles 100, susceptibles de sortir des eaux des poissons allant de 50 à 70 kg.

Cet engagement devient le point de départ d’une véritable chaîne de valeur. Cette initiative impulsée par la présidence de Prison Hôpital pour Jésus-Christ, démontre qu’une politique pénitentiaire axée sur la réinsertion n’est pas seulement un choix humaniste, mais aussi une réponse efficace aux enjeux de sécurité et de développement.

En donnant aux détenus les moyens de devenir des acteurs économiques responsables, la société investit dans une réintégration durable, où la peine purgée ouvre la voie à une seconde chance réelle et constructive.

Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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