« Après plus d’un mois de grève » des personnels enseignants, dans le but de sauver l’année académique fortement perturbée, la ministre en charge de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a présidé samedi, les travaux de la Commission technique nationale qui a planché sur un calendrier scolaire réaménagé et validé par l’UNESCO, l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la science et la culture.
A l’appui de la validation du nouveau calendrier scolaire en attente de publication, des mesures de rattrapage pédagogique ont été préconisées pour combler les retards, renforcer les acquis des élèves, garantir la continuité des apprentissages et la crédibilité du système éducatif national.
Ces dispositifs visent notamment à préserver le droit à l’éducation et à assurer de meilleures conditions du déroulement des enseignements, d’apprentissage et de préparation pour les candidats aux examens d’Etat, précisément le Baccalauréat et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
La validation de ce nouveau calendrier par l’UNESCO, confère donc une légitimité internationale aux décisions prises par les autorités gabonaises ; renforçant ainsi la confiance des élèves, des parents et du corps enseignant. Ce feu vert symbolise un retour plus que jamais attendu sur les bancs de l’école.
La séance de travail portant validation du nouveau calendrier scolaire, au titre de l’année académique 2025-2026, ont été marqués par une forte implication des services du programme Éducation du Bureau de l’UNESCO à Libreville.
Les experts du secteur éducatif ont procédé à la présentation et à l’approbation d’un calendrier ajusté, tenant compte des semaines de cours perdues en raison du mouvement de grève.
Reste à s’assurer que la reprise des cours soit effective dès ce lundi, comme préconisé par la tutelle ministérielle pour espérer rattraper le ‘’temps perdu’’ par plus de mois d’un mois de grève des enseignants qui paraissent loin d’avoir décolérer.
Au terme des assemblées générales éclatées, tenues simultanément à Libreville et à l’intérieur du pays, ces derniers, rassemblés au sein de la plate-forme Collectif SOS Education ‘’La base’’, ont appelé à la poursuite du mouvement de grève, estimant insignifiantes les réponses données par le gouvernement à leurs revendications.
Alph ’-Whilem Eslie et Roberte Adé
