Réforme de la CNSS et vie chère : la CGSL alerte sur l’impact social

La Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) a exprimé ses préoccupations, lors d’une déclaration faite à son siège du quartier Nkembo, dans le 2ᵉ arrondissement de Libreville, au sujet de la réforme de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la pression croissante du coût de la vie sur les ménages.

Selon la centrale syndicale, le contexte social est marqué par une « exaspération générale », a indiqué Jean-Claude Bekale, secrétaire général de la CGSL. En cause notamment : le décret n°0487/PR/MASI du 18 décembre 2025, qui porte le taux de cotisation salariale à la CNSS de 2,5 % à 5 %. Une mesure jugée excessive au regard de la situation économique actuelle.

Bien que la CGSL reconnaisse la nécessité de pérenniser le système de sécurité sociale face à l’allongement de l’espérance de vie, elle fustige une modification isolée sans vision d’ensemble. Le syndicat préconisait un ajustement plus progressif, de l’ordre de 0,5 %, pour ne pas fragiliser davantage des travailleurs déjà frappés par une inflation supérieure à 12 % en 2025.

La confédération dresse un constat amer : entre la hausse de la TVA, les taxes sur l’électricité et la stagnation des salaires, un employé percevant 400 000 F CFA peine désormais à assurer ses besoins essentiels. « Comment ce travailleur peut-il vivre dignement sans sombrer dans l’endettement ? », s’est interrogé Jean Claude Bekale, Secrétaire Général.

Face à ce qu’elle qualifie d’« urgence sociale », la CGSL exhorte l’État à chercher des ressources là où elles abondent : la lutte contre la fraude dans les secteurs minier et pétrolier, la régularisation de la fiscalité foncière des grands patrimoines et l’optimisation des recettes douanières. L’objectif final reste la revalorisation du SMIG et du point d’indice, conditions sine qua non d’une « existence décente ».

Betiness Makosso

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