Face aux revendications sociales persistantes dans les organes de l’audiovisuel du secteur public, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, s’est entretenu le ministre de la Communication et des médias, Germain Biahodjow. Au cœur des échanges : la crise sociale en cours et les réformes attendues dans le secteur des médias publics.
Le chef de l’État a fait, ce jour, un point approfondi avec le ministre de la Communication et des médias sur la situation générale de son département, avec un accent particulier sur le mouvement de grève observé depuis plusieurs jours par les agents du Groupe Gabon Télévision.
Soucieux de préserver la paix sociale et attaché au bien-être des populations gabonaises, le président de la République a instruit le ministre d’engager, dans les meilleurs délais, un dialogue constructif et inclusif avec l’ensemble des parties prenantes, notamment le personnel de Gabon Télévision, Radio Gabon et Télédiffusion du Gabon, rassemblés au sein du Syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM).
Brice Clotaire Oligui Nguéma a par ailleurs exhorté le ministre de tutelle à accélérer le traitement des dossiers prioritaires, en particulier ceux relatifs à la modernisation des médias publics et à la finalisation du projet de texte portant statut particulier du communicateur, en vue de son adoption prochaine en Conseil des ministres.
Depuis le 22 janvier 2026, le personnel des principales structures relavant du secteur de l’audiovisuel public — a entamé une grève générale illimitée, perturbant fortement le fonctionnement habituel des chaînes et réduisant le journal télévisé à un service minimum de quelques minutes.
Cette mobilisation, initiée par le Syndicat des professionnels de la Communication (SYPROCOM), est portée par des revendications cumulées depuis plusieurs années : l’adoption d’un statut particulier du communicateur; la régularisation de situations administratives bloquées; le paiement de primes et la réforme structurelle de l’audiovisuel public; ainsi que l’amélioration des conditions de travail jugées indignes dans un secteur stratégique pour l’information nationale.
Nkili Akieme
