Après un mois de grève, SOS Éducation » La base » se félicite des progrès enregistrés à l’issue de trois jours de travaux intensifs avec le Gouvernement. Désignés par la base, à raison d’un représentant par province, les neuf délégués du Collectif SOS Education »La base » ont estimé, dans une vidéo abondamment partagée sur la toile, que les conditions sont désormais réunies pour envisager une sortie de crise et un retour à l’école. Cette démarche, hors de toute consultation préalable de la base, qui avait été à l’origine de la dislocation de la plate-forme, entre rigides et souples, semble finalement avoir été privilégiée par les uns et les autres, les »jusqu’auboutistes » notamment.
Ayant participé aux travaux, au sein des commissions techniques de la concertation tripartite, les délégués provinciaux de SOS Éducation » La base » ont pris part, depuis trois jours, à des échanges jugés constructifs avec la Commission interministérielle de crise.
Selon le mouvement, ces discussions ont permis l’enrichissement et l’adoption d’un protocole d’accord additionnel intégrant plusieurs revendications clés.
Parmi les avancées notables figurent la libération récente des leaders du mouvement, l’établissement d’un chronogramme clair pour l’intégration des 4 000 agents annoncés, l’ajout de 1 000 bénéficiaires supplémentaires; ainsi que la prise en compte des 800 bénévoles, a-t-on appris.
Par ailleurs, un nombre important de sortants des ENS et de l’ENI devraient être mis sous solde dès la fin du mois en cours, traduisant, ont renseigné les délégués de SOS Éducation » la base », pour des progrès qualifiés de significatifs.
Tout en saluant la patience et l’écoute du chef de l’État, que le mouvement remercie pour avoir favorisé la reprise du dialogue, SOS Éducation » la base » appelle sa base à faire preuve de responsabilité et de lucidité.
Le Collectif estime par conséquent avoir obtenu la quasi-totalité de ses revendications et invite les enseignants à repenser la dynamique de la lutte dans le sens d’une sortie de crise durable. Le comité de suivi restera opérationnel afin de veiller à la mise en œuvre effective des engagements pris, a-t-il rassuré.
Dans cet esprit, SOS Éducation »La base » estime qu’il est peut-être temps de reprendre le chemin des classes, dans l’intérêt supérieur de l’école gabonaise et de la formation des apprenants.
Nkili Akieme
