En ce 28 janvier qui marque la célébration, comme chaque année au Gabon et dans le monde, de la 20ème Journée internationale de la protection des données personnelles et de la vie privée, le Président de l’Autorité pour la protection des données personnelles et de la vie privée (APDPVP), Joël Dominique Lédaga, a rappelé les défis majeurs liés à la sécurisation des données à caractère personnel dans un environnement numérique en constante mutation. Dans ce cadre, il a présenté le bilan des actions menées en 2025 et fixé les grandes orientations prévues pour l’année 2026.

Placée sous le thème « Économie numérique et protection des données personnelles au Gabon : enjeux et perspectives », la commémoration met en lumière la nécessité de garantir la sécurité des données comme condition essentielle au développement durable et inclusif du numérique, conformément au principe du privacy by design.
Le Président de l’APDPVP, Joël Dominique Lédaga, a souligné que la présente édition s’inscrit pleinement dans la mission de sensibilisation de l’Autorité, visant à informer les citoyens et les organisations sur les enjeux de la protection de la vie privée, insistant sur le rôle central des données dans la création de valeur économique.
Selon lui, l’équilibre entre innovation et protection repose sur le respect des droits fondamentaux des citoyens, un encadrement juridique adapté et une coopération renforcée entre les acteurs impliqués dans la protection des données à caractère personnels et de la vie privée.
La commémoration du Data Privacy Day par la Communauté internationale, le 28 janvier de chaque année, marque l’anniversaire de la Convention y relative, adoptée en 1981 par le Conseil de l’Europe, qui constitue le socle juridique international en matière de protection des données personnelles.

Le cadre légal gabonais a été renforcé en 2023, avec l’alignement de la loi sur les standards internationaux. Cette réforme intègre les évolutions technologiques, élargit les catégories de données protégées et consolide les droits des personnes, notamment ceux des enfants en ligne.
Pour 2026, l’APDPVP entend renforcer la régulation dans des secteurs sensibles tels que la santé et l’éducation, développer la coopération internationale, créer un laboratoire de veille informatique et lancer un mécanisme de labellisation des services numériques, afin de bâtir un écosystème numérique fiable, responsable et respectueux des libertés individuelles.
Elliott Ana Merveille et Roberte Adé
