Libertés syndicales : La CONASYSED exige la libération de Ndong Edzo et Libama

La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) a dénoncé au cours d’un point de presse, vendredi à son siège, l’arrestation et l’incarcération de Simon Ndong Edzo et Marcel Libama, deux figures de proue du syndicalisme, affirmant qu’elles sont liées exclusivement à leur soutien public et pacifique à la grève des enseignants.

L’organisation syndicale qualifie ces arrestations d’arbitraires et estime qu’elles violent les libertés syndicales, la liberté d’expression et le droit de grève. Le syndicat déplore que les autorités, qui n’ont pas communiqué sur les motifs réels de l’arrestation des deux leaders syndicaux, aient privilégié la répression plutôt que le dialogue social.

Selon la déclaration de la CONASYSED lue par Jules Bibang, membre de cette confédération syndicale, la grève des enseignants repose sur des revendications légitimes liées notamment aux retards de titularisation, aux irrégularités salariales et au non-respect des droits statutaires garantis par la loi et la Constitution

La CONASYSED exige la libération immédiate et sans condition des deux syndicalistes, réaffirme son soutien aux enseignants et appelle à une mobilisation et à une solidarité syndicale nationales et internationales.

Le grève des enseignants dure depuis trois semaines, alors que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a désigné un médiateur, en la personne du député d’Akanda (au nord de Libreville), Jean Gaspard Ntoutoume Ayi en l’occurrence; afin de décrisper les positions, ramener les parties sur la table des négociations et trouver des solutions urgentes à la crise qui secoue et paralyse le système éducatif national depuis trois semaines.

Les premiers éléments des discussions entre le médiateur et les grévistes sont soumis, pour examen et conduite à tenir, à la base, dans le cadre d’une assemblée générale qui se tient ce samedi, simultanément à Libreville et devant les Directions d’académie provinciale, à l’intérieur du pays.

Les grévistes expliquent la rupture du dialogue avec les autorités, par l’absence de réelles négociations lors des assises d’Alibandeng ; les démarches menées de façon unilatérale par certains membres qui se réclament fondateurs du mouvement ; la surchauffe du climat de négociation et l’intrusion du syndicaliste Pierre Mintsa.

Alph ’-Whilem Eslie et Bétines Makosso

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