Au cours d’un plateau spécial vendredi sur Gabon 1ère en grève, le ministre de la Communication, Germain Biahodjow a dit ferrailler très dur pour parvenir à une sortie rapide de crise en trouvant des solutions aux problèmes posés par les journalistes en grève depuis jeudi.
La grève a été déclenchée par le Syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM) épuisé d’attendre depuis des années des solutions aux doléances consignées dans son cahier de charges.
Le SYPROCOM réclame notamment la régularisation des situations administratives, l’amélioration des conditions de travail et la mise en œuvre effective des engagements antérieurs.
Dès le déclenchement du mouvement, le Ministre a réaffirmé sa disponibilité à rencontrer les partenaires sociaux et à relancer les négociations. Il a pris acte des préoccupations exprimées par le SYPROCOM.
Les revendications reposent sur la modernisation des équipements, le renforcement des compétences des agents et la redéfinition du modèle économique de Gabon Télévisions. L’objectif affiché est de garantir la pérennité de l’institution tout en valorisant le rôle des communicateurs dans la continuité du service public.
Le Ministre a également souligné que la Maison Georges Rawiri doit demeurer un symbole de souveraineté médiatique, capable d’incarner l’excellence et l’innovation. Dans cette perspective, il privilégie une approche concertée, où chaque décision s’inscrit dans une logique de justice sociale et d’efficacité institutionnelle.
Pour le ministre, cette crise représente une opportunité de refonder durablement l’audiovisuel national et de renforcer le contrat moral entre l’État et ses communicateurs.
La grève concerne notamment Gabon 1ere (Télévision d’Etat), Radio Gabon et Télédiffusion du Gabon. Gabon 24 et Agence gabonaise de presse (AGP), autres médias publics ne sont pas concernés par ce mouvement.
Un service minimum d’un journal de 10 minutes a été mis en place pour le respect du code du travail.
Antoine Relaxe
