Clôturé le 22 janvier 2026 au siège du ministère de la Planification et de la Prospective à Oloumi, le déjeuner de presse consacré au recensement général a permis aux autorités, experts et journalistes d’échanger sur l’importance stratégique des données, la modernisation technologique du processus et les défis démographiques du Gabon.
Organisé sur deux jours, du 21 au 22 janvier 2026, le déjeuner de presse du ministère de la Planification et de la Prospective a pris fin cet après-midi à Libreville. La rencontre, ouverte aux journalistes, s’est tenue au siège d’Oloumi et a été présidée par le directeur général Symolin Ondo Meto’o, représentant la ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono. Les échanges ont réuni plusieurs intervenants, dont Boursier Tchibinda, l’honorable Judith Justine Lekogo, Geoffroy Foumboula Libeka et bien d’autres.

Au cœur des discussions figurait la modernisation du recensement à travers l’usage accru des technologies numériques. Cette orientation vise à améliorer la fiabilité et l’efficacité de la collecte des données sur l’ensemble du territoire. Comme l’a souligné l’honorable Judith Justine Lekogo, « l’intégration progressive des technologies numériques constitue une avancée majeure aujourd’hui », avant d’ajouter que la collecte électronique « améliore non seulement la qualité de l’information, mais réduit les erreurs, permet de contrôler les cohérences en temps réel et accélère le traitement des données ». Une évolution qui, selon elle, traduit la volonté du Gabon d’inscrire son système statistique dans la modernité et l’efficacité, en cohérence avec l’essor de l’économie numérique.
Intervenant sur le fond, Geoffroy Foumboula Libeka a longuement insisté sur l’intérêt stratégique du recensement pour la compréhension et l’anticipation des dynamiques démographiques. Il a rappelé que « le recensement nous permet d’avoir un ensemble d’informations que chacun peut exploiter à sa guise », s’appuyant sur des projections des Nations unies pour alerter sur la faible croissance démographique du Gabon au sein de la sous-région. Selon lui, l’absence de données actualisées limiterait la capacité de l’État à mettre en œuvre des politiques publiques adaptées, notamment en matière de natalité, d’économie nationale, de sécurité et de gestion des frontières. « Combien sommes-nous en réalité ? », a-t-il interrogé, estimant que cette question conditionne la souveraineté, la sécurité et le développement du pays.
De son côté, Symolin Ondo Meto ´o a mis l’accent sur le rôle central des médias dans la réussite de cette opération nationale. Il a salué l’implication des journalistes et souligné l’importance du dialogue permanent entre communicateurset experts. « Nous étions dans une arène multidisciplinaire du donner et du recevoir », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une communication sociale et institutionnelle efficace pour atteindre l’objectif affiché de « zéro refus » sur le terrain. Il a également rappelé que les autorités politiques attendent vivement les résultats de ce recensement inédit, appelé à servir de base à l’action publique.
Présidant les travaux, le directeur général Symolin Ondo Meto’o a tenu à remercier les participants pour leur assiduité et la qualité des échanges. Il a rappelé l’engagement personnel de la ministre dans ces travaux et souligné que « nous sommes en train de travailler pour faire la photographie la plus précise qu’on puisse faire pour notre pays », une photographie destinée à devenir un véritable tableau de bord pour les décideurs publics.
Au-delà des aspects techniques, ce déjeuner de presse aura mis en évidence le caractère éminemment stratégique du recensement général, présenté comme un outil indispensable pour éclairer les choix politiques et économiques. Une opération nationale qui engage l’État, les médias et les citoyens, et dont les résultats sont attendus comme un levier majeur pour préparer l’avenir du Gabon.
Darene Mabelle Ayingone
