La Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) a ouvert ses travaux ce mercredi à l’Université Internationale Berthe et Jean (UIL-BJ), située dans le quartier Essassa, dans la commune de Ntoum, à environ 23 kilomètres de Libreville sur la Route nationale 1. Placée sous le thème « L’impact de l’intelligence artificielle sur les médias », cette grand-messe de quatre jours, rassemble des professionnels des médias des pays francophones, universitaires, experts du numérique et décideurs publics autour des enjeux, opportunités et défis que pose l’intelligence artificielle à l’exercice du journalisme. La cérémonie d’ouverture s’est faite en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow et l’Ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès. Elle a été marquée par un moment de recueillement en hommage à un confrère décédé la veille.
La seconde phase des travaux de cette journée d’ouverture a été marquée par une série d’ateliers animés par des experts internationaux, portant notamment sur les menaces et opportunités de l’intelligence artificielle pour le journalisme francophone, ainsi que sur l’initiation aux outils d’IA appliqués aux médias.
Des échanges riches, interactifs et pratiques ont permis aux participants de mieux appréhender les usages de ces nouvelles technologies, tout en posant les bases d’une réflexion éthique et professionnelle indispensable à la survie et à la crédibilité de la presse à l’ère numérique.
Le président du comité d’organisation, Désiré Ename, a indiqué que la CIPREF se veut avant tout un espace de réflexion collective sur l’avenir du métier de journaliste à l’ère du numérique.
« La CIPREF est une invitation à penser ensemble l’avenir, à réinventer notre métier sans le renier, et à bâtir une presse francophone forte, crédible et résolument tournée vers le futur. J’invite chacun, durant ces travaux, à la lucidité, à l’audace, mais aussi à la fraternité professionnelle », a-t-il exhorté.

« L’avenir des médias ne peut être pensé sans l’intelligence artificielle. Mais il ne saurait être construit sans responsabilité ni régulation. J’émets le vœu que les travaux de cette conférence débouchent sur des recommandations concrètes, utiles aussi bien aux décideurs publics qu’aux professionnels des médias, afin de bâtir un écosystème médiatique plus viable, plus libre et plus résilient », espère le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow.
L’Université Internationale de Libreville – Berthe et Jean (l’UIL-BJ), hôte de la CIPREF 2026, se montre honorée de contribuer à la réflexion sur les passerelles et interactions entre le journalisme et l’intelligence artificielle.
« Nous croyons fermement que la formation, la recherche et l’innovation doivent accompagner les transformations numériques afin qu’elles servent le progrès humain et le développement durable », a dit Ulrich Kamwa, Directeur général de l’Institut Supérieur de Gestion et d’Économie Appliquée de l’UIL-BJ.
Tryphène Lembah et Dodo Frida
