La Confédération syndicale Machette Syndicale des Travailleurs Gabonais Vaillants (MSTGV) est montée au créneau ce 20 janvier à l’immeuble ABC mall sis au charbonnage, pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « propos diffamatoires » contre son président confédéral, Pierre Mintsa Edzang, diffusés depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux et qui a enflé après son discours de présentation des vœux de nouvel an au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et à son épouse, le 8 janvier 2026 au Palais de la Rénovation. Face à la presse, les membres et leaders de la confédération ont tenu à « clarifier » les faits.
Contrairement aux accusations d’« imposture » portées par certains syndicalistes, la MSTGV affirme que son président « ne s’est jamais imposé » a indiqué Annie Gisèle Nyangui Moukagni, trésorière générale et porte parole pour la circonstance.

Selon la confédération, la tutelle aurait sollicité Pierre Mintsa Edzang en urgence après avoir constaté « l’incapacité » des partenaires sociaux initialement désignés à produire le discours dans les délais requis. Le texte rédigé par ses soins aurait alors été retenu par le protocole d’État, tandis que la version concurrente, déposée hors délai, aurait été rejetée. La MSTGV évoque également le refus de certains syndicalistes de lire le discours proposé, allant jusqu’à rester assis lors de la cérémonie officielle, un acte qu’ils ont qualifié de « manque de respect envers le chef de l’État ».
Elle s’interroge sur « la haine persistante » dirigée contre Pierre Mintsa Edzang, présenté comme « un défenseur constant des droits et intérêts des travailleurs et des Gabonais en général » affirme Annie Gisèle Nyangui Moukagni, Trésorière du MSTGV.
S’agissant d’une supposée « instruction » donnée au président de la République lors du discours, la MSTGV parle d’une interprétation « hors contexte ». Elle précise que Pierre Mintsa Edzang évoquait la situation des agents de la Main-d’œuvre non permanente (MONP), en appelant au respect du principe de continuité de l’administration afin de trouver des solutions durables.
La question des origines du président confédéral, régulièrement évoquée sur les réseaux sociaux, a également été abordée. La MSTGV invite les auteurs de ces accusations à « produire des preuves », notamment un acte de naissance, pour étayer leurs allégations.

Sur le plan syndical, la confédération revient aussi sur les élections au Conseil économique, social, environnemental et culturel, dénonçant des « alliances non respectées » et une « conspiration » ayant conduit à l’échec de la MSTGV, malgré les voix qu’elle aurait apportées à d’autres candidats.
La Machette Syndicale des Travailleurs Gabonais Vaillants met en garde toute personne qui continuerait à « vilipender ou ternir l’image » de Pierre Mintsa Edzang. Elle annonce que toute atteinte à sa réputation fera désormais l’objet de poursuites judiciaires.
La confédération s’interroge enfin sur l’écho rencontré par le discours incriminé, estimant qu’il a peint sans détour le climat social et suscité « une large adhésion au sein de la population gabonaise ». Elle invite les nouveaux syndicalistes à rester vigilants face aux syndicats trompeurs et exhorte les anciens à faire preuve d’honnêteté et taire la jalousie.
Betines Makosso
