Une scène d’une rare violence émotionnelle a secoué la commune d’Akanda, précisément au quartier Amissa. Un bébé a été retrouvé vivant il y’a quelques heures dans une poubelle, abandonné au milieu des ordures, suscitant une vive indignation parmi les riverains et sur les réseaux sociaux, après la diffusion d’une vidéo devenue virale.
Dans cette vidéo, on entend des voix paniquées et bouleversées. Des témoins, sous le choc, découvrent l’enfant allongé parmi les déchets, exposé à une odeur toxique et à des conditions insalubres. « C’est pas possible, c’est pas normal », répètent-ils, visiblement traumatisés par la scène. Certains s’inquiètent de l’état de santé du nourrisson, se demandant s’il a mangé ou bu, tandis qu’un homme, en larmes, avoue ne plus pouvoir aller travailler après cette découverte bouleversante.
La colère et l’incompréhension dominent. « Il a fait quoi pour mériter ça ? », s’interroge une voix, résumant le sentiment général. Dans un cri du cœur, une femme lance un message de prévention aux jeunes filles, les exhortant à se protéger et à recourir à la contraception si elles ne se sentent pas prêtes à assumer une maternité.
Au-delà de l’émotion, ce drame relance une problématique devenue récurrente au Gabon : l’abandon d’enfants. Ce nouveau cas survient à peine une semaine après un autre fait tout aussi alarmant. Au quartier La Sorbonne, à Libreville, un enfant d’environ un an avait été abandonné seul dans une maison pendant quatre jours, sans manger ni boire, avant d’être secouru de justesse.
Deux situations distinctes, mais un même constat inquiétant : la vulnérabilité persistante des enfants face à l’irresponsabilité de certains adultes.
Ces drames successifs interrogent la société gabonaise dans son ensemble, ainsi que les autorités compétentes, sur la protection de l’enfance, la prévention des grossesses non désirées et l’accompagnement des mères en détresse. En attendant que la justice fasse toute la lumière sur cette affaire d’Akanda, l’opinion publique reste choquée et réclame des mesures fortes pour que de tels actes ne se reproduisent plus.
Stone Ferrari Mikala
