Contrairement aux informations relayées ces dernières heures par certains médias, l’ancien sélectionneur national des Panthères du Gabon, Thierry Mouyouma, a formellement démenti avoir fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national ou d’une convocation formelle par la Brigade de recherches . D’après l’Agence gabonaise de presse (AGP), Thierry Mouyouma a tenu à rétablir sa part de vérité face à ce qu’il qualifie de tapage médiatique autour de sa personne.
Aucune interdiction, aucune convocation officielle
« Je n’ai reçu aucune interdiction de quitter le territoire national, encore moins une convocation du B2 », a affirmé l’ex-sélectionneur des Panthères. Selon lui, il ne s’agissait nullement d’une procédure judiciaire contraignante, mais plutôt d’un échange collaboratif avec les enquêteurs.
« Ils voulaient simplement ma version des faits, en attendant qu’une éventuelle preuve arrive un jour », a-t-il précisé, rejetant ainsi toute interprétation faisant état d’une mesure restrictive à son encontre.
Une audition liée à une polémique médiatique
Thierry Mouyouma explique avoir été entendu dans le cadre d’une affaire devenue virale dans les médias, portant sur un présumé contrat d’équipements sportifs. Une affaire qu’il considère comme infondée et dénuée de preuves matérielles. « La personne à l’origine de cette affaire, ainsi que ses complices, ne disposent d’aucune preuve », a-t-il martelé, estimant que cette initiative viserait avant tout à ternir son image et l’exposer à la vindicte populaire. Une tentative d’atteinte à son honorabilité pour l’ancien patron du banc des Panthères, cette affaire relèverait davantage d’une manœuvre de déstabilisation que d’un véritable dossier judiciaire. Il dénonce une tentative d’humiliation publique, nourrie par des spéculations et amplifiée par certains canaux médiatiques.
Selon ces informations, une enveloppe de près de 300 millions de francs CFA, débloquée pour l’achat d’équipements pour les Panthères, aurait été liée à une société privée « GASMA » à laquelle Mouyouma est associé, posant un problème de conflit d’intérêts et d’abus de position. Ce montage aurait également entraîné la non-conformité des équipements auprès de la Confédération africaine de football (CAF), causant tensions institutionnelles entre le gouvernement, la FEGAFOOT et les autorités sportives. Dans ce contexte, l’audition de Mouyouma s’inscrit donc non pas dans une mesure judiciaire restrictive, mais dans une investigation sur des malversations présumées liées à la gestion de fonds et de contrats d’équipements sportifs — une affaire qui a largement alimenté les débats médiatiques et institutionnels ces derniers jours.
Nkili Akieme
