« Pas de cours ce lundi 12 janvier », les négociations se poursuivent

Conformément à la décision de l’Assemblée générale du mouvement SOS Éducation, aucun cours ne sera dispensé ce lundi 12 janvier 2026 dans les établissements scolaires du Gabon. Une action revendicative maintenue alors même que les négociations entre les partenaires sociaux et le gouvernement ont été ouvertes depuis dimanche.

Réuni en Assemblée générale, le mouvement SOS Éducation a décidé d’observer une nouvelle semaine sans cours sur l’ensemble du territoire national. « Être militant, c’est faire quelque chose pour son organisation. Être militant, c’est faire en sorte que d’autres enseignants intègrent le mouvement. Lundi pas de cours, dans tous les établissements du Gabon c’est ça la décision.», a déclaré Marcel Libama, membre de SOS Éducation, soulignant la nécessité de maintenir la pression. Il s’est par ailleurs réjoui de la forte mobilisation observée dans plusieurs établissements, notamment à L’école publique Martine Oulabou, où de nombreux leaders et membres de bureaux ont répondu présents.

Parallèlement à cette action de terrain, le dialogue social reste ouvert. Les négociations ont officiellement débuté dimanche 11 janvier entre les représentants de SOS Éducation, les autres collectifs d’enseignants et l’administration. Sous la coordination et les hautes instructions du Vice-président du Gouvernement, la Commission tripartite interministérielle regroupant, le Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Instruction Civique Camélia Ntoutoume Leclercq, le Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère Thierry Minko et
Le Ministre de la Fonction Publique
et du Renforcement des Capacités
Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong a annoncé des avancées notables, notamment l’octroi de 300 premiers postes budgétaires et la régularisation de 3000 situations administratives. Une réunion ministérielle de la commission est d’ailleurs prévue mardi janvier 2026, sous la présidence du Vice-président du Gouvernement.

Le mouvement SOS Éducation, à l’origine de plusieurs grèves ces dernières années, revendique principalement la régularisation administrative des enseignants, l’amélioration de leurs conditions de travail et une meilleure prise en compte des engagements de l’État. Malgré certaines annonces gouvernementales jugées encourageantes, les syndicats estiment que les réponses apportées restent insuffisantes au regard des attentes du corps enseignant, d’où le maintien des actions de protestation en attendant des accords concrets et applicables.

Nkili Akieme

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