Education : depuis 5 ans le gouvernement n’écoute pas les revendications des enseignants (Marcel Libama)

Dans un libre propos publié sur son compte Facebook, le syndicaliste Marcel Libama accuse le gouvernement de rester sourd aux revendications des enseignants depuis 5 ans.

« Voilà bientôt 5 ans que les enseignants ne cessent d’interpeller le gouvernement sur l’urgente nécessité de trouver des solutions idoines aux revendications contenues dans les différents cahiers de charges, le gouvernement est resté NGOUNDA », a écrit l’ex député de la Transition qui affirme être retourné dans son administration d’origine.

Marcel Libama ressasse les revendications qui pourrissent depuis des années le climat social dans le secteur de l’éducation nationale.

Les yeux fermés, il cite notamment la régularisation intégrale de toutes les situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage); la prime d’éloignement dans les zones rurales reculées; le paiement des rappels solde; le paiement de tous les arriérés de salaires arbitrairement suspendus ; la construction des établissements scolaires ; la nomination régulière des chefs d’établissements et autres administratifs sur les bases de la compétence et enfin la mise en place d’un guichet unique spécial chargé de l’accélération du traitement des situations administratives des agents du secteur Education.

Le gouvernement étant sourd, Libama appelle ses collègues syndicalistes à « secouer le cocotier ».

« C’est la seule recette qui marche », a-t-il écrit en rappelant que « le droit de grève (…) a ceci de particulier qu’il s’agit d’un droit de désobéir, d’un droit à la révolte, d’un droit à la résistance reconnu par la Constitution mais aussi par des textes internationaux ».

L’appel de celui qui a acquis le petit nom de « général de la grève » intervient au moment où les écoles, collèges et lycées publiques du Gabon sont paralysées par la grève.

Lundi, premier jour ouvrable de l’année, plusieurs élèves se sont rendus dans les établissements mais n’ont pas eu cours à cause de la grève.

Les parents d’élèves et la communauté éducative attendent les stratégies du ministre Carmélia Ntoutoume Leclercq reconduit à l’Etat nationale pour ramener les enseignants dans les salles de classe et limiter les dégâts intellectuels chez apprenants.

Marie Dorothée

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