2026 est là : Que décide Oligui Nguéma sur la taxe forfaitaire d’habitation ? (Tribune libre)

Le Gabon, étranglé financièrement par une dette qui au lieu de créer de la croissance économique a plutôt servi à garnir massivement les comptes bancaires de ceux qui s’accrochent au pouvoir depuis plus d’un demi siècle  a adopté lors d’un conseil des ministres la taxe dite forfaitaire d’habitation (TFH). Elle vient en sus de toutes celles qui existent pourtant déjà, notamment la Contribution foncière unique pour ne citer que celle-là à titre d’exemple.

Cette annonce rendue publique à l’occasion de la lecture du Communiqué final du Conseil des ministres a été accueillie par moult réactions dans l’opinion publique gabonaise. Si ces réactions vont toutes dans le sens du rejet d’un prélèvement de trop, les gabonais et les gabonaises que nous avons rencontrés pour recueillir leurs signatures dans le cadre d’une pétition pour le retrait de ladite taxe, les riverains des grands carrefours de Libreville où nous nous rendus fustigent la surprise avec laquelle cette mesure est prise.

N’oublions pas qu’un ménage est une institution en miniature dans ce sens que ses dépenses sont programmées, calculées pour satisfaire ses nombreuses charges au quotidien. Quelque soit la taille des revenus, un centime de plus qui n’est pas prévu à coup sûr imposer des réajustements sur des faits de la vie réelle tels que le transport pour se rendre au travail pour les parents et l’école pour les enfants le matin. Le phénomène du manque de pièces de monnaie dans Libreville nous permet de voir comment des individus préfèrent accuser du retard sur l’heure d’arrivée au travail simplement par ce que le transporteur veut exiger cent (100) francs de plus sur le tarif de leur trajet. C’est des réalités que nos autorités ne connaissent pas. Lorsqu’ils prennent certaines décisions sans en tenir compte il est de notre devoir de les interpeller.

LA TFH, QUELLE SERA SON EFFICACITÉ PAR RAPPORT A L’EXISTANT?

Le Code général des impots (CGI) en vigueur dans notre pays est inondé de prélèvement avec chacun sa mission. Pourtant le résultat sur le terrain ne parle pas en faveur de la bonne utilisation de l’argent collecté au travers des dits prélèvements.

J’aime toujours prendre l’exemple du la fameuse Redevance d’usure routière * qui avait été instituée pour financer l’entretien de nos voies de communication par le biais du *Fonds d’entretien routier gué avait dirigé Christian MAGNAGNA avant son entrée au gouvernement il des années. Cet organisme a ensuite connu d’autres appellations et biens d’autres directeurs jusqu’au « FANER » de nos jours, le résultat sur le terrain est sans appel alors que l’argent est prélevé tous les jours après des gabonais en empruntant des transports en commun ou en achetant directement un produit pétrolier ou un de ses dérivés.

Allons-y voir Bifoun-Ndjole/ Bifoun-Lambarene à quelques heures de la capitale Libreville. Les automobiles vivent un calvaire sur les tronçons en question. Nous pouvons donc conclure que l’argent ne fait pas le travail. Il sert à acheter de grosses cylindrées et financer des missions mondaines à l’intérieur du pays et même à l’étranger.

QUID DE LA RESTAURATION DE LA DIGNITÉ PROMOSE AU PEUPLE PAR OLIGUI NGUEMA

Avec une moyenne des prix qui pourrait être de l’ordre de 2% fin 2026 par rapport au pouvoir d’achat des ménages, la TFG alourdir considérablement la capacité du gabonais lambda à s’offrir au minimum un repas par jour.  Ceci en totale contradiction de la promesse du Général de brigade Président OLIGUI NGUEMA de restaurer la DIGNITÉ du peuple gabonais car qu’est-ce que la dignité si ne peut pas se loger décemment, envoyer ses enfants à l’école ou avoir l’eau et le courant de façon permanente chez soi ? Il est clair que la TFH entraînera une hausse généralisée sur les prix des produits de base. Tout ceci sous le nez et la barbe de tout un ministère pourtant créé pour la lutte contre la vie chère en République gabonaise.

LA TFG CONSTITUE UN RISQUE D’IMPLOSION DE NOTRE VIVRE ENSEMBLE

Je ne saurais clore la présente tribune sans interpeller les tenant du pouvoir sur le danger que qui réside dans leur propension à imposer à un peuple déjà très étouffé des décisions politiques tout aussi impopulaires qu’inopportunes. J’ai tendance à aller au contact direct de mes compatriotes et le moins que je puis assurer d’entendre c’est la colère et l’exaspération envers une classe dirigeante totalement sourdes envers les cris des difficultés quotidiennes de la grande majorité de leurs compatriotes qui eux côtoient la misère dans un pays où pourtant coule le lait et le miel.

Bonne année 2026.

Bemvone Be-Nze, citoyen gabonais

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