L’École de préparation aux carrières administratives (EPCA) a organisé vendredi dernier , une conférence consacrée à la communication publique et diplomatique. Cet événement ouvert aux élèves diplomates, agents publics et professionnels du protocole, s’inscrit dans la mission de l’institution qui est celle d’offrir aux apprenants une ouverture sur les enjeux actuels et renforcer leurs compétences pour répondre aux exigences de la Ve République.
Le conférencier du jour, Sosthène Ngokila, ambassadeur du Gabon et ministre plénipotentiaire, est intervenu sur le thème : « protocole d’État ». Il a expliqué que le protocole n’est pas seulement un ensemble de gestes ou de formalités, mais surtout « un outil d’organisation de l’État ».
Pour lui, il est essentiel de comprendre la différence entre le protocole institutionnel et les pratiques courantes que l’on pense, à tort, être du protocole. Il a rappelé que « le protocole est au début et à la fin de l’organisation de l’État ».

Le DG de l’EPCA, Rodrigues Mikolo Banaka (gauche) et le conférencier Sosthène Ngokila © D.R
L’ambassadeur a également abordé des situations concrètes, comme l’accueil des autorités ou l’organisation des visites officielles. Il a insisté sur l’absence, au Gabon, d’un texte unique encadrant le protocole national, contrairement à de nombreux autres pays. Cette lacune entraîne des erreurs fréquentes lors des manifestations officielles.
C’est pourquoi il a lancé un appel aux institutions compétentes pour travailler à l’élaboration d’un cadre commun, affirmant que cela permettrait d’éviter les « couacs » récurrents dans l’organisation des événements d’État.
Pour conclure, le diplomate a souligné que la question du protocole dépasse les documents administratifs, elle concerne aussi la compétence de ceux qui le pratiquent. Selon lui, un texte clair offrirait une base solide à tous les acteurs, notamment en province, où les responsabilités d’accueil et d’organisation prêtent souvent à confusion.
Grâce à cette conférence, les participants ont pu mieux saisir l’importance d’un protocole structuré pour garantir la cohérence, l’efficacité et la crédibilité des actions publiques
Cette rencontre visait, selon le directeur général de l’EPCA, Rodrigues Mikolo Banaka, à « élargir la réflexion des apprenants sur les questions et les enjeux du moment, tout en leur permettant d’aller au-delà des cours classiques ».
Pour le chef de l’établissement supérieur, ces conférences préparent les futurs cadres à comprendre les défis liés aux missions régaliennes de l’État et au fonctionnement de la Ve République.
« l’EPCA utilise ces moments pour connecter les élèves à la réalité du terrain et pour renforcer le réseau institutionnel de l’établissement », a-t-il souligné.
Camille Boussoughou
