Affaire HPO : Opiangah s’en remet à la Commission africaine des droits de l’Homme

Le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma et son ancien Ministre des Mines, Hervé Patrick Opiangah © Montage Gabonactu.com

Dans sa livraison du 1 avril 2025, l’Agence française de presse (AFP), a révélé que l’ancien Ministre des Mines Hervé Patrick Opiangah, par ailleurs homme d’affaires prospère, en « exil forcé » depuis quatre mois dans un pays inconnu à cause des ennuis judiciaires au Gabon, a, saisi la Commission africaine des droits de l’Homme pour « faire cesser les attaques violentes de l’Etat contre lui ».

« M. Opiangah a donc déposé lundi sa requête devant l’instance africaine dans l’espoir de faire valoir ses droits face à ce qu’il considère comme un complot », a indiqué notre confrère l’AFP, citant son avocat, Me Marc Bensimhon.

Depuis le 20 novembre 2024, Hervé Patrick Opiangah, fait l’objet des poursuites judiciaires sur à une supposée affaire de mœurs. D’après ses conseils et son parti, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS), aucune plainte n’a été intentée à son encontre. Mais curieusement, se sont interrogés plusieurs fois les cadres de sa formation politique, leur leader est traqué comme un véritable criminel pour des raisons vraisemblablement politiques

Les 20,21, 22,23, 24, et 25 novembre dernier, le parquet de Libreville avait mis en mouvement l’action publique. Des officiers de police judiciaires lourdement armés avaient perquisitionné dans le domicile et le siège du parti d’Hervé Patrick Opiangah. Sa Holding HPO & Associés n’a pas été épargnée. Elle reste scellée, mettant au chômage technique sans salaires près de 7000 employés.

Le communiqué de ses avocats, adressé par le cabinet Bensimhon estime avec gravité que, « L’utilisation de l’appareil militaire et policier de l’Etat gabonais contre Monsieur Opiangah et le maintien abusif de procédure judiciaire à son encontre l’empêche d’obtenir justice devant les juridictions gabonaises ».

Hervé Patrick Opiangah était Ministre des Mines de l’actuel Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema (septembre 2023-janvier 2024). Ses ennuis judiciaires ont commencé, selon son parti, quand il avait appelé le peuple gabonais à voter« non » au référendum constitutionnel du 16 novembre 2024.

Dans une énième déclaration le 27 mars dernier, Edmond Dominique Epoma Ngadi, l’un des porte-paroles de l’UDIS a lancé en direction du Président de la Transition que,  « votre frère, Hervé Patrick Opiangah n’est pas votre ennemi politique ».

Camille Boussoughou

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