Le porte-parole la coalition CONASYSED/SENA, Fridolin Mve Messa entouré d’autres syndicalistes membres© D.R
Les enseignants gabonais, réunis au sein de la Convention nationale des syndications du secteur éduction (CONASYSED) et du Syndicat de l’éducation nationale (SENA), une coalition des syndicats en grève générale illimitée depuis le 27 septembre 2021, ont dans un point de presse, manifesté leur indignation, par rapport au discours non conciliant à leur égard, disent-t-il, du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba prononcé le 31 décembre dernier à l’occasion de son adresse à la Nation.
«Alors que la communauté éducative attendait que le chef de l’Etat fasse renaitre l’espoir en instruisant le gouvernement de résoudre la crise qui secoue le monde de l’éducation, grand a été notre étonnement que le président de la république ait pris à partie les enseignants», s’est indigné Fridolin Mve Messa, porte-parole de la coalition syndicale.
Dans son discours à la Nation, le numéro un gabonais avait traité les enseignants « d’irresponsables » et dénoncé la « prise en otage des enfants » en hypothéquant leur futur par des grèves.
Pour les grévistes, la crise qui perdure dans le secteur de l’éducation a pour unique responsable le gouvernement, lequel peine à apporter des solutions aux légitimes revendications des enseignants.
Les enseignants réclament la mise en place d’un guichet unique pour accélérer la régularisation des situations administratives bloquées depuis 7 ans, la signature d’un autre arrêté pour organiser des cours internes de l’ENI/ENS et le paiement des rappels solde.
Camille Boussoughou