Affaire d’escroquerie des ex-employés de SODEXO : l’avocat  Irénée Mezui Mba sera fixé sur son sort le 10 juin

Me Irénée Mezui Mba, l’avocat accusé d’escroquerie et d’abus de confiance © D.R

Me Irénée Mezui Mba et deux autres prévenus (Hubert Charles Ranozinault et Walburge Gontran Nguema Omvame), poursuivis pour une vaste affaire d’escroquerie de 700 millions de FCFA et d’abus de confiance, respectivement par la Société gabonaise de raffinage (SOGARA) et  par les ex-employés de SODEXO, seront fixés sur leur sort le 10 juin procès, selon la décision  du tribunal correctionnel de Port-Gentil.

Les avocats des trois prévenus ont obtenu le 27 Mai dernier durant l’audience solennelle découlant leur procès, un renvoi de deux semaines. Un renvoi consécutif au non-respect de l’article 75 de la procédure qui gouverne la profession d’avocat en République gabonaise. Celui-ci stipule que : « lorsqu’un confrère décide d’entreprendre des démarches juridiques pour un client en l’encontre d’un autre confrère, il devrait au préalable informer le bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon ». Me Homa constitué pour la partie défense des présumés accusés, a fait savoir à la Cour en début du procès, ce terrible manquement dans de procédure.


Me Aimery Bhongo Mavoungou, constitué pour la partie défense de la société gabonaise de raffinage, ne se serait pas plié à cette disposition. Car, pour l’avocat des présumés accusés d’escroquerie et d’abus de confiance, cette irrégularité émanerait du non-respect des aspects déontologiques en matière de droit.

À cet effet, la Cour a pensé utile qu’il était cependant judicieux d’introduire cette problématique considérée comme « vice de forme », au dossier comme le stipule l’article 347 du code de procédures pénales en son alinéa 2.

Face à cela, Me Bhongo Mavoungou conseil juridique de la SOGARA, n’a pas tari d’éloges. Dans sa vision d’être en règle suite à la question évoquée, il a précisé en signalant au tribunal qu’il était de son ressort de demander l’autorisation du bâtonnier du Gabon afin que soit traduit en justice un des leurs, afin que cette démarche leur évite des affres conduisant à des poursuites disciplinaires.

De plus, en devenant plus clair et concis il a surtout tenu à dire qu’il était disposé à se déconstituer si ce point n’était pas rectifié. Parce-que cette étape pourrait dégrossir, selon lui,  les droits des plaignants. Finalement, ce point de vue a été accepté par les avocats des présumés accusés.

Ainsi, la cour a pris acte de la question soulevée afin de l’examiner. En somme, elle a renvoyé l’audience solennelle pour le vendredi 10 juin 2022. En dépit de ce qui précède, les avocats des présumés accusés ont essayé tout de même d’obtenir de la Cour, la mise en liberté provisoire de leur confrère.

Une sollicitation refusée, vu que cette demande était impossible dans la mesure où, l’avocat de la SOGARA n’aurait certainement et valablement pas remis sa vision des choses dans cette affaire rocambolesque. Enfin, les victimes devront cependant patienter deux semaines.

Comme le 27 Mai écoulé, le collectif  des ex- employés de l’entreprise de restauration Sodexo, qui  était assisté de ses 5 avocats, va  à nouveau inondé le palais de justice de Port-Gentil  le 10 juin prochain pour assister à l’audience solennelle tant attendue.

Camille Boussoughou


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