Les employées des Sucreries du Gabon sont entrés en grève générale, au terme d’un préavis déposé le 18 septembre dernier. À l’origine de ce débrayage, plusieurs revendications portant notamment sur les conditions de travail, la santé et la sécurité au travail, les avantages sociaux ainsi que la formation. Une situation qui pourrait fortement perturber les activités et les performances de l’entreprise dont le siège social se trouve à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué (sud-est).
Parmi les principales revendications figurent les conditions de travail, la sécurité des employés et la mise à disposition des équipements de protection individuelle (EPI). Les travailleurs dénoncent notamment des insuffisances qui, selon eux, pourraient mettre en danger leur santé et leur sécurité sur les lieux de travail.
À ces principales préoccupations s’ajoutent des revendications liées au respect de plusieurs dispositions des accords d’entreprise. Les employés évoquent également la fermeture de l’accès à l’économat et au foyer des travailleurs, ainsi que ce qu’ils qualifient de déni du dialogue social.
le refus, selon les représentants des travailleurs, d’installer une commission paritaire d’interprétation destinée à faciliter le règlement des différends et l’application des accords conclus entre les différentes parties.
Cette grogne intervient alors que l’activité commerciale de l’entreprise demeure importante. Selon les éléments avancés par les employés, les ventes de sucre auraient généré plus de 7 milliards de Francs CFA de chiffre d’affaires entre janvier et septembre 2026. Une performance économique qui, de leur point de vue, devrait davantage se traduire par une amélioration des conditions de travail et des avantages accordés au personnel.
Management décrié
Les travailleurs pointent également du doigt les changements intervenus depuis l’arrivée de la partie turque à la tête de cette unité de production sucrière. Ils disent constater plusieurs dysfonctionnements et expriment désormais des inquiétudes quant à l’évolution de leur situation professionnelle.
Au-delà des revendications matérielles, c’est donc la question du dialogue social qui semble cristalliser les tensions entre les employés et la Direction générale. Pour les grévistes, la mobilisation constitue un moyen de faire entendre leurs préoccupations et d’obtenir des réponses concrètes à leurs différentes revendications.
Si le mouvement venait à se prolonger, les conséquences pourraient se faire sentir sur la production et la distribution du sucre, avec un risque de perturbation des activités de l’entreprise.
Les regards sont désormais tournés vers la Direction générale, appelée à apporter des réponses aux revendications des travailleurs et à renouer le dialogue afin de trouver une issue à cette crise sociale.
Elliott Ana Merveille et Frida Dodo
