La présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana Ekoume Awori Onanga, et la représentante résidente de l’UNFPA, Dr Léila Saiji Joudane, ont échangé mercredi au Palais Omar Bongo sur les moyens de réduire la mortalité maternelle au Gabon. Les deux parties ont notamment évoqué la création d’un observatoire national et un meilleur suivi des actions à l’échelle nationale, provinciale et locale.
La situation de la mortalité maternelle figure parmi les principaux sujets abordés lors de cette rencontre. L’UNFPA estime que le niveau actuel des décès liés à la grossesse et à l’accouchement reste préoccupant et appelle à accélérer les mesures destinées à inverser cette tendance.
« Nous avons essentiellement parlé du paradoxe gabonais qui est justement cette accélération de la mortalité maternelle et du taux de mortalité maternelle qui est inacceptable encore », a expliqué Dr Léila Saiji Joudane.
Pour mieux suivre les progrès réalisés, l’organisme onusien propose la mise en place d’un observatoire national de réduction de la mortalité maternelle. Cet outil doit notamment permettre de suivre les actions engagées, d’évaluer les résultats et de renforcer la reddition de comptes sur les engagements pris.
L’UNFPA souhaite aussi apporter son expertise dans la planification des actions de santé, depuis le niveau national jusqu’aux provinces et aux collectivités locales.
« On a beaucoup discuté de l’engagement politique nécessaire et de la nécessité de mettre en place un observatoire national de réduction de la mortalité maternelle », a précisé la représentante résidente.
De son côté, la présidente du Sénat entend mobiliser le réseau des femmes sénatrices du Gabon afin de renforcer le plaidoyer sur cette question. La chambre haute veut ainsi contribuer aux actions qui visent à mieux prévenir les décès liés à la grossesse et à l’accouchement.
La rencontre entre le Sénat et l’UNFPA ouvre ainsi une nouvelle séquence de travail autour de la mortalité maternelle. La mise en place de l’observatoire, la planification des actions et le plaidoyer porté par les sénatrices devront désormais être précisés pour donner une suite concrète aux échanges du 30 septembre.
Stone Ferrari Mikala et Christina Thélin Ondo
